REUTERS/Leonhard Foeger | Sebastian Kurz à Vienne, le 15 octobre 2017.
REUTERS/Leonhard Foeger | Sebastian Kurz à Vienne, le 15 octobre 2017.

Sebastian Kurz, qui gouverne avec l'extrême droite, détaille ses positions sur le sujet dans une interview accordée au tabloïd allemand Bild, dimanche 24 décembre.

Voilà Angela Merkel très officiellement prévenue : sa politique d’ouverture aux réfugiés est plus que jamais dans le viseur de son voisin autrichien. Tout sauf une surprise de la part d'un pays qui a intégré l’extrême droite au sein de son gouvernement.

Dans une interview donnée ce dimanche au premier journal allemand, Bild, Sebastian Kurz envoie un avertissement tant à la chancelière germanique qu’au reste de l’Union européenne. « Forcer des Etats à prendre des réfugiés ne fera pas avancer l'Europe », dit le chancelier, qui s’oppose ainsi frontalement à la répartition actuelle des migrants au sein de l’Union européenne.

Le groupe de Visegrad, qui regroupe la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie et la Hongrie, tous unis dans leur refus d’accueillir des réfugiés, a donc un nouvel allié.

Il faut dire que la position de Sebastian Kurz sur le sujet n’est pas nouvelle. Il n’avait pas de mots assez durs, quand il était ministre des Affaires étrangères, envers les quotas de migrants en Europe.

Le désormais plus jeune dirigeant d’Europe a fait du refus de l’immigration le thème central de sa campagne, à l’automne 2017. Il s’est présenté devant les électeurs comme celui qui a réussi à fermer aux réfugiés la route des Balkans. Il se dit également fier d’avoir été félicité par Viktor Orban, Premier ministre de Hongrie et farouche opposant à l’arrivée de réfugiés en Europe.

Lors du dernier Conseil européen, en décembre, les 28 se sont donnés six mois pour trouver un compromis dans ce dossier brûlant.

Texte initialement publié sur : RFI

 

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