© REUTERS/Alkis Konstantinidis | Une famille de réfugiés syriens dans le camp Moria, sur l'île de Lesbos en Grèce, le 30 novembre 2017.
© REUTERS/Alkis Konstantinidis | Une famille de réfugiés syriens dans le camp Moria, sur l'île de Lesbos en Grèce, le 30 novembre 2017.

Aux confins de l’Union européenne, des familles avec enfants vivent dans des conditions souvent qualifiées d’indignes. C’est le cas, notamment, dans le camp de Moria, sur l’île de Lesbos à l’est de la mer Egée. La surpopulation y a atteint des sommets, cet hiver. En décembre 2017, ce centre d’enregistrement pour réfugiés et migrants accueillait plus de 6 200 personnes pour 2 300 places. Des Syriens, des Afghans, des Irakiens, mais aussi des Congolais ou des Guinéens. Toilettes bouchées, eau froide pour se laver, petites tentes d’été plantées dans la boue et explosions de violence, difficile d’imaginer des enfants évoluer dans cet environnement. C’est pourtant dans ces conditions que les familles doivent attendre parfois, pendant plusieurs semaines, d’être enregistrées. Elles espèrent ensuite trouver place dans deux autres centres à taille humaine gérés par la mairie et des bénévoles sur l’île. Après la guerre, c’est un nouveau traumatisme pour ces familles venues chercher refuge en Europe.


Texte initialement publié sur : RFI

 

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