Capture d'écran du compte Twitter @lobs | La Une de l'Obs consacrée à la politique migratoire d'Emmanuel Macron.
Capture d'écran du compte Twitter @lobs | La Une de l'Obs consacrée à la politique migratoire d'Emmanuel Macron.

La une de L'Obs, consacrée à la politique migratoire du gouvernement, n'a pas été du goût de ses membres qui sont montés au créneau. Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l'Intérieur, a déploré un "manque de rigueur" de l'hebdomadaire.

La une de L’Obs, titrée "Bienvenue au pays des droits de l’homme" et montrant Emmanuel Macron derrière des barbelés pour dénoncer la politique migratoire du gouvernement, n’est pas passée inaperçue. Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, a déploré la couverture de l'hebdomadaire sorti jeudi 11 janvier qui, selon elle, "manque de rigueur" et "rappelle les camps" de la Seconde guerre mondiale.

"Les barbelés, ça me parle beaucoup. Je pense que ça parle à beaucoup de Français (...) Ça rappelle les camps", a déclaré cette ancienne professeur d'histoire-géographie lors de l'émission "Questions d'info" LCP-franceinfo-Le Monde-AFP. "Je trouve que c'est manquer de rigueur que de faire une Une comme ça", a-t-elle ajouté.


"Ils ne sont pas triés"

Invité de son côté sur franceinfo jeudi matin, le délégué général de La République en marche, Christophe Castaner, s'est lui aussi dit "choqué" par cette Une qui, selon lui, "ne correspond pas à la réalité".

La couverture fait référence à la décision prise par Matignon qui a transmis mercredi un texte de présentation du projet de loi "asile et immigration" aux associations, venant compléter la circulaire controversée du gouvernement sur le recensement des migrants dans l'hébergement d'urgence.

Jacqueline Gourault a défendu les actions du gouvernement en faveur des migrants : "Quand on a évacué la jungle de Calais, on a créé des centres d'accueil avec des examens de situation immédiatement".

La ministre a également assuré qu'"il n'y a(vait) pas de remise en cause du droit" d'accueil. Réagissant aux accusations selon lesquelles les migrants seraient désormais triés dans les centres d'hébergement, elle a affirmé: "ils ne sont pas triés, on s'informe sur leur situation."


Des associations vent debout

Très remontées contre cette politique migratoire qu'elles viennent d'attaquer au Conseil d'État, les associations ont été reçues jeudi par le Premier ministre sur le projet de loi "asile et immigration", qui fait des vagues jusque dans les rangs de la majorité.

Les plaignants dénoncent ainsi l'envoi d'"équipes mobiles" de fonctionnaires dans les centres, mesure "dénuée de base légale", "parfaitement contraire aux droits et libertés", et qui "porte une atteinte grave et immédiate" aux associations et à leur action.

Depuis Rome, Emmanuel Macron, en réponse aux critiques des associations et d'intellectuels, dont il a dénoncé la "confusion", a estimé qu'il fallait "se garder des faux bons sentiments", assurant que "la France n'est pas fermée".

Avec AFP

Texte initialement publié sur : France 24

 

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