La salon Bazaren accueille près de 10 000 visiteurs sur deux jours. Crédit : Violette Goarant
La salon Bazaren accueille près de 10 000 visiteurs sur deux jours. Crédit : Violette Goarant

À Stockholm, en Suède, la Maison de la culture héberge chaque année le salon de l'emploi Bazaren. Environ 10 000 visiteurs s'y rendent dont près de la moité est d'origine étrangère, hors UE. Et pour cause, les formations et les employeurs présents cherchent à attirer l'attention des nouveaux arrivants.

Vendredi 9 février, la Maison de la culture de Stockholm qui accueille Bazaren, un salon pour l'emploi organisé chaque année, se remplit doucement. Déjà, les files d'attente se forment. 

Chaque année, près de 10 000 visiteurs se bousculent devant les divers stands du salon : la moitié d'entre eux est d'origine étrangère (hors Union européenne). Leurs objectifs ? Trouver une formation, un emploi ou des conseils pour monter son entreprise.

L'immobilier, l'enseignement et le transport 

Depuis l'étage -1 où se trouvent les stands sur l'entrepreneuriat, les visiteurs patientent dans la queue en lisant des prospectus, souvent rédigés en arabe ou en anglais - en plus du suédois. Certains viennent avec leurs enfants, d'autres en groupe avec leur professeur de "suédois pour immigrés" (dit SFI). Tous visent le 4e étage où sont présentées les formations et le 5e étage où se trouvent les offres d'emplois, moyennant tout de même une file d'attente supplémentaire.

C'est l'occasion pour beaucoup de visiteurs de se faire des contacts et postuler directement sur place. Crédit : Violette GoarantLe plus souvent, les recruteurs recherchent du personnel dans la restauration, les transports, la vente, la comptabilité, le service client, l'immobilier ou encore l'enseignement.

La Suède est confrontée à une pénurie de professeurs et d'auxiliaires de vie de scolaire, notamment en maternelle et aux collèges, notamment en maternelle et aux collèges. Deux séminaires sont prévus pour exposer "les pistes vers un travail à l'école”. Les visiteurs s'y font expliquer la procédure pour obtenir la fameuse “legitimation”, le sésame nécessaire pour décrocher un CDI, dans le domaine de l'enseignement.  

C'est également l'occasion de poser des questions sur les salaires auquel on peut prétendre. Et pour donner à chacun l'occasion de repartir avec des réponses, des “studieledare” (conseillers d'orientation) sont présents au séminaire. À la disposition du public, ils sont là pour traduire la présentation et les orienter sur un parcours adapté.

Un grand choix de formations

Car des formations, il y en a beaucoup. En Suède, les écoles sont des entreprises qui se font concurrence pour attirer les élèves. En témoignent les bonbons, ballons, et autres pâtisseries orientales disposées sur les différents stands pour attirer le visiteur indécis. Côté apprentissage du suédois, difficile de faire son choix tant les écoles proposant des cours aux étrangers sont nombreuses.

A l'entrée de l'étage Formation, une "roue de la fortune" aux différents noms de métiers est installée. Crédit : Violette GoarantDevant l'embarras du choix, nombreux sont ceux qui se dirigent vers le stand de la ville de Stockholm. Des formations spécialisées sont proposées, notamment dans le secteur du bâtiment, qui attire le plus de curieux. À l'aide d'un casque de “réalité virtuelle”, les visiteurs peuvent tester la sensation de travailler la terre avec un tractopelle. L'un des objectifs affichés est d'attirer femmes et hommes dans le secteur, "On essaie aussi d'attirer des femmes dans le secteur", explique Anne Marie Flood, chef de projet pour l'intégration à la Ville de Stockholm sur le stand, tout en présentant une formation qui déboucherait sur un “stage et/ou un emploi".

Si seuls trois ateliers sont organisés pour parler embauches – dans l'enseignement et l'immobilier, douze sont programmés sur l'entrepreunariat, en anglais et en suédois. L'un d'eux est organisé pour les nouveaux arrivants futurs entrepreneurs. Mais ce vendredi, les chaises restent vides. "La communication a été faite en suédois", déplore son organisateur syrien,Yamen Al Khalili. Mais en face, malgré les personnes moblisées, les stands sur l'entreprenariat sont tout autant délaissés.

 

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