REUTERS/Hani Amara | Un canot pneumatique chargé de migrants secourus par des gardes-côtes libyens en Méditerranée, le 15 janvier 2018.
REUTERS/Hani Amara | Un canot pneumatique chargé de migrants secourus par des gardes-côtes libyens en Méditerranée, le 15 janvier 2018.

Un juge a annulé lundi la saisie du navire Open Arms de l'ONG espagnole Proactiva. Le bateau était bloqué depuis mi-mars au port de Pozzalo en raison de soupçons d'aide à l'immigration clandestine. Trois responsables de l'organisation sont accusés d'avoir refusé de confier aux gardes-côtes libyens des migrants secourus au large de la Libye.

La pétition de soutien dépassait les 300 000 signatures. Même les stars de cinéma se sont mobilisées, Javier Bardem et Pénélope Cruz, indignés par l'arraisonnement d'un navire humanitaire en Méditerranée. Le bateau de l'ONG espagnole Open-Arms, qui avait recueilli l'an dernier en Méditerranée plus de 50 000 migrants en détresse, avait été intercepté en Italie au mois de mars, accusé de favoriser l'immigration clandestine. Cela parce que ses membres d'équipage n'avaient pas voulu confier plusieurs dizaines de migrants aux garde-côtes libyens, de peur qu'ils soient maltraités. Volte-face lundi 16 avril : un juge de Sicile vient d'annuler la saisie du bateau qui va pouvoir reprendre ses activités au large de la Libye.

"C'est une très bonne nouvelle, on s'attendait à ce que le bateau soit immobilisé beaucoup plus longtemps, ça veut dire qu'on va pouvoir très vite reprendre les opérations de sauvetage, se réjouit Gérard Casals, chef de mission au sein de l'ONG Open-Arms. On est visés par l'Italie, par des groupes de pression en Europe qui ne veulent pas de nous, mais on travaille dans le respect de la loi, on respecte les conventions de Genève. On a l'obligation d'aller au secours des embarcations en détresse, mais il n'est pas question que l'on aille vers les garde-côtes libyens, non seulement pour notre sécurité, mais aussi et surtout pour celle des personnes qui sont sous notre protection."

Texte initialement publié sur : RFI

 

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