Photo d'archive - InfoMigrants. Des centaines de migrants vivaient dans le square Daviais,  dans le centre-ville de Nantes, le 13 juillet.
Photo d'archive - InfoMigrants. Des centaines de migrants vivaient dans le square Daviais, dans le centre-ville de Nantes, le 13 juillet.

Après leur évacuation du square Daviais, dans le centre-ville de Nantes, lundi, près de 300 migrants ont trouvé refuge dans un ancien lycée. La préfecture a reconnu qu'elle n’avait pas de solution d’hébergement pour eux.

Ils étaient 450 et avaient été évacués lundi d'un campement installé dans un square du centre de Nantes. Le lendemain, environ 300 d’entre eux, essentiellement originaires du Soudan et d'Érythrée, sans solution d'hébergement, ont passé la nuit dans un ancien lycée appartenant à la ville. Ce dernier avait été réquisitionné par des collectifs leur venant en aide.

La préfecture de Loire-Atlantique a annoncé avoir mis à l'abri lundi soir 147 personnes, "les plus vulnérables", dont 122 sont des demandeurs d'asile. Parmi elles, 87 personnes ont été conduites vers un lieu d'hébergement d'urgence dans la région Pays de la Loire et 60 ont été orientées vers des places d'hébergement mises à disposition par la ville de Nantes sous la forme de baux précaires, détaille la préfecture dans un communiqué.

Au total, près de 300 personnes se retrouvaient donc sans solutions. "Un accompagnement a été proposé à chacune des personnes pour lesquelles aucune solution d'hébergement n'a pu être trouvée dans l'immédiat", confesse la préfecture.

Des collectifs et des associations venant en aide aux migrants ont indiqué avoir réquisitionné cet ancien lycée, propriété de la ville et situé à l'ouest de Nantes, pour "installer ceux auxquels l'État n'avait proposé aucune solution d'hébergement". La mairie a confirmé cette occupation à l'AFP.

"Sans tente et sans matelas, il était hors de question que ces migrants dorment une nuit dehors", a expliqué François Prochasson, membre d'un collectif de soutien aux migrants. L'ancien lycée dispose "d'un gymnase et de quelques salles", mais il s'agit "d'une mise à l'abri très temporaire" de migrants "complètement désemparés", a-t-il ajouté.

Les ONG craignent une nouvelle expulsion "dans les 48 heures".

Photo darchive - InfoMigrants Des centaines de personnes dans le square Daviais  Nantes le 13 juillet

 

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