Des policiers encadrent des migrants à leur arrivée à Algésiras, dans le sud de l'Espagne, le 9 août 2018. Crédit : REUTERS/Juan Medina
Des policiers encadrent des migrants à leur arrivée à Algésiras, dans le sud de l'Espagne, le 9 août 2018. Crédit : REUTERS/Juan Medina

Selon Europe 1, un gigantesque trafic d'êtres humains établi entre l'Espagne et la France a été démantelé. Sept personnes ont été arrêtées, affirme la radio française. Le réseau aurait fait entrer en Europe plusieurs centaines de migrants avant de les revendre à d'autres organisations criminelles.

C’est un coup de filet inédit. Selon la radio française Europe 1, un important trafic d’êtres humains installé entre la France et l’Espagne a été démantelé. Sept personnes ont été arrêtées par la police espagnole dans la région de Saint-Sébastien, au nord de l'Espagne.

Le réseau auxquels ils appartenaient aurait acheminé en Europe – principalement en France - plus de 350 migrants clandestins, en provenance d'Afrique de l'Ouest (Guinée, Mali, Sénégal, Côte d’Ivoire) avant de les revendre à d'autre réseaux. Les victimes étaient réduites en esclavage.

Après avoir passé quelques jours dans des centres de soins en Espagne afin de reprendre des forces, les migrants étaient "acheminés vers la France en bus, en train, ou avec la complicité d’un chauffeur de taxi", précise Europe 1 sur son site web.

"Esclavage du 21e siècle"

"C’est du pur crime organisé. Ils ne trafiquent pas des armes ni de la drogue […] mais c’est du trafic d’êtres humains", a expliqué à la radio Jose Nieto Barroso, inspecteur en chef chargé du renseignement et de l’analyse des risques au sein de l'unité centrale de lutte contre l'immigration illégale.

"Il y a des [organisations] en France, en Grande-Bretagne, en Allemagne, qui vont acheter quatre, cinq, sept personnes africaines et ils les envoient devant les portes des églises et des supermarchés pour mendier ou bien ils les font travailler dans des écuries", a détaillé le policier, qualifiant ces faits d’"esclavage du 21ème siècle."

Les sept personnes interpellées ont toutes été incarcérées. L’enquête se poursuit en Espagne et en France pour trouver qui sont les "acheteurs" des migrants et combien ce trafic a pu rapporter.


 

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