Capture d'écran du compte Twitter de la Croix-Rouge espagnole à Irun.
Capture d'écran du compte Twitter de la Croix-Rouge espagnole à Irun.

Avec l’afflux croissant de migrants sur les côtes espagnoles, de plus en plus de demandeurs d’asile affluent vers le nord de l’Espagne pour tenter de passer en France. Refoulés à la frontière, ils s’entassent à Irun, une ville frontalière du Pays basque espagnol.

Ils se sont installés dans des abris de fortune avec l'espoir d'entrer en France. Selon les habitants et les associations d’Irun, ville frontalière entre l’Espagne et la France, une quarantaine de migrants arrivent quotidiennement. Face à l’afflux croissant, un réseau de solidarité s’est organisé.

"Ils ont commencé à dormir dans la gare ou dans les parkings, c'est là que nous nous sommes rendu compte que la situation était inhabituelle", raconte une militante à l’AFP.

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Certains ont trouvé une place dans des centres d'hébergement, mais les structures ont été rapidement saturées. La Croix-Rouge peut en effet accueillir 24 personnes dans son refuge à Irun et trois établissements similaires existent dans le Pays basque. En tout, 177 personnes peuvent trouver un toit pour des séjours de trois à quatre nuits et 1600 personnes ont bénéficié des services de la Croix-Rouge au cours des deux derniers mois, selon un porte-parole de l'organisation.

Les migrants n'ayant pas trouvé d'hébergement à Irun se tournent donc vers le réseau de bénévoles qui cuisinent pour eux et leur fournissent des vêtements. Des douches sont également mises à leur disposition dans une école de danse locale.

Le nombre de migrants passant par cette région du nord de l'Espagne a "fortement augmenté au cours des deux dernières semaines", selon un membre du gouvernement basque qui a souhaité conserver l'anonymat. "Nous n'en sommes pas à des centaines" d'arrivées, tempère-t-il, tout en précisant que les chiffres actuels sont encore gérables.

Beaucoup de ces migrants, venant de pays d'Afrique sub-saharienne comme le Ghana ou la Guinée, veulent se rendre en France ou en Belgique où ils ont de la famille.

Mais la traversée de la frontière n'est pas simple : les autorités françaises ont passé un accord avec l'Espagne qui leur permet de renvoyer tout migrant interpellé à la frontière ou se trouvant en France depuis moins de quatre heures, selon un communiqué du gouvernement basque publié cette semaine.  

La loi prévoit que les personnes se trouvant en France depuis plus de quatre heures ont droit à un avocat, rendant le processus d'expulsion vers l'Espagne plus long, selon une source gouvernementale.

Plus de 22 000 migrants sont arrivés en Espagne par la mer depuis le début de l'année, plus que sur l'ensemble de l'année dernière. La semaine dernière, l’Union européenne a annoncé l'octroi de 30 millions d'euros d'aide au pays pour l'accueil des migrants. 

 

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