Malte a accepté sous conditions de laisser accoster l'Aquarius dans l'un de ses ports.
Malte a accepté sous conditions de laisser accoster l'Aquarius dans l'un de ses ports.

Le navire humanitaire Aquarius pourra accoster à Malte. La Valette a fait volte-face, mardi, après un accord conclu entre plusieurs pays européens pour répartir les 141 migrants secourus.

Enfin une solution pour l'Aquarius. Le Premier ministre maltais, Joseph Muscat, a fait volte-face, mardi 14 août, et a autorisé le navire humanitaire et ses 141 migrants à accoster, après un accord pour les répartir dans plusieurs pays européens.

"Malte va donner à l'Aquarius la permission d'entrer dans ses ports, même s'il n'a pas l'obligation légale de le faire. Toutes les 141 personnes à bord seront réparties entre la France, l'Allemagne, le Luxembourg, le Portugal et l'Espagne", a écrit Joseph Muscat sur Twitter.

"À la suite de discussions entre la France et Malte, un certain nombre d'États membres de l'Union européenne, avec le soutien de la Commission européenne, se sont accordés sur un exercice de partage des responsabilités en regard des migrants secourus à bord de l'Aquarius", précise le gouvernement maltais, qui souligne qu'il n'avait "aucune obligation légale" à ouvrir ses ports au bateau.

Cette décision, précise le communiqué maltais, met fin à quatre jours d'une nouvelle crise autour du sort des migrants secourus par l'Aquarius. L'Italie, l'Espagne et la Tunisie ont refusé d'accueillir dans un de leurs ports le navire humanitaire affrété par l'ONG SOS Méditerranée et Médecins sans frontière.

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L'Aquarius se trouve actuellement à 32 milles nautiques des côtes maltaises, soit trois à quatre heures de navigation, a indiqué en milieu d'après-midi Frédéric Penard, directeur des opérations de SOS Méditerranée, lors d'une conférence de presse à Paris. Informé de l'annonce des autorités maltaises, il a estimé que "c'était peut-être une ébauche intéressante, parce que Malte ou la Sicile sont les ports sûrs les plus proches, probablement les plus adéquats pour que des opérations de sauvetage soient menées".

À Bruxelles, le commissaire européen chargé des Migrations, Dimitris Avramopoulos, a confirmé cet accord mais a ajouté que l'Union européenne devait trouver une solution à long terme. "Nous ne pouvons pas nous en remettre seulement à des arrangements au cas par cas, il nous faut des solutions durables. Et ce n'est pas la responsabilité d'un seul ou de quelques-uns seulement de nos États membres, mais de l'Union européenne dans son ensemble", a-t-il dit dans un communiqué.

>> Relire le webdoc : "Ainsi sauvait l'Aquarius, 10 jours à bord d'un navire humanitaire"

Avec Reuters et AFP

Texte initialement publié sur : France 24

 

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