Le navire humanitaire Aquarius dans le port de la Vallette, à Malte, le 15 août 2018. Crédit : REUTERS/Darrin Zammit Lupi
Le navire humanitaire Aquarius dans le port de la Vallette, à Malte, le 15 août 2018. Crédit : REUTERS/Darrin Zammit Lupi

L'association SOS Méditerranée a annoncé jeudi sur son compte Twitter qu’elle devrait se rendre à Marseille, son port d’attache, pour "clarifier rapidement la situation politique et administrative liée au pavillon Gibraltar" que le gouvernement du territoire britannique de Gibraltar menace de lui retirer.

Dans un tweet posté jeudi 16 août, l’association SOS Méditerranée a annoncé devoir rentrer à Marseille "afin de clarifier rapidement la situation politique et administrative liée au pavillon Gibraltar". Le navire a donc quitté Malte après y avoir débarqué les 141 migrants sauvés vendredi dernier au large de la Libye.

Sans pavillon, un navire ne peut opérer en mer

Le navire pourrait se faire retirer son pavillon. Lundi, le gouvernement du territoire britannique de Gibraltar avait annoncé qu'il allait retirer son pavillon au navire au plus tard le 20 août. Selon les autorités de Gibraltar, l'Aquarius n'est pas enregistré pour mener des activités de sauvetage. Or, sans pavillon, un bateau n’est pas autorisé à opérer en mer.

SOS Méditerranée récuse cet argument. L’ONG estime que si le navire perd son pavillon, il pourrait passer sous pavillon allemand, ses précédentes couleurs avant d'être affrété par les humanitaires.

Avec ce détour par Marseille, l'Aquarius ne rejoindra pas la zone de détresse en mer avant plusieurs jours. "L'Aquarius a l’intention et l’obligation de retourner vers la zone de sauvetage au + vite", écrit SOS Méditerranée sur son compte Twitter. Seuls l'Aquarius et l'Open arms poursuivent actuellement les sauvetages en Méditerranée. Le navire de l'ONG espagnole Proactiva open arms n'est pas non plus dans la zone de détresse. A la date du 17 août, il se trouvait à Barcelone. 

À la suite du sauvetage de vendredi dernier, Malte et l’Italie avaient dans un premier temps interdit à l’Aquarius l’accès à leurs ports. Puis La Valette avait autorisé le navire à débarquer les rescapés dans son port à la suite d'un accord avec cinq autres pays de l'Union européenne, qui ont accepté de se répartir les migrants : la France, l'Allemagne, le Luxembourg, le Portugal et l'Espagne.



 

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