Les mineurs sont rassemblés sur le pont du Diciotti avant de descendre du bateau. Crédit : Reuters
Les mineurs sont rassemblés sur le pont du Diciotti avant de descendre du bateau. Crédit : Reuters

Le ministre de l’Intérieur italien, Matteo Salvini, hausse le ton et campe sur ses positions concernant l'accueil des migrants secourus en mer Méditerranée.

Il est résolu à empêcher le débarquement de 177 migrants secourus la semaine dernière en mer Méditerranée. Matteo Salvini, le ministre italien de l’Intérieur a prévenu : "Personne ne débarquera en Italie sans mon autorisation".

Le Diciotti des gardes-côtes italiens a secouru dans la nuit du 15 au 16 août 190 migrants. Treize d'entre eux ont été débarqués pour des raisons sanitaires sur l'île de Lampedusa, puis le navire a accosté lundi à Catane, en Sicile. Aucun des 177 migrants encore à bord n'a été autorisé à descendre du bateau. 

Sur son compte Facebook, Matteo Salvini a légèrement infléchi ses propos tout en campant sur ses positions : "Je ne donne aucune autorisation au débarquement. Si le président de la République veut le faire, qu'il le fasse, si le président du Conseil [Giuseppe Conte] veut le faire, qu'il le fasse. Mais ils le feront sans l'accord du vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur", a écrit mercredi Matteo Salvini sur Facebook.

>> À lire : Où sont les navires humanitaires en Méditerranée ? 

Les 177 migrants à bord vivent dans des conditions précaires, sans douches et avec seulement deux toilettes. Ils sont extrêmement fragiles et portent encore les traces de leur séjour en Libye. "Un d'entre eux ne voit plus très bien, il a les pupilles dilatées, parce qu'il m'a raconté avoir été détenu dans le noir pendant un an", a raconté Nathalie Leiba, psychologue auprès de l'ONG Médecins sans frontières, qui a pu venir en aide à certains de ces jeunes migrants.

Matteo Salvini a menacé de renvoyer les migrants d’où ils viennent, autrement dit, de les ramener en Libye. Il a également déclaré qu’il n’autoriserait plus de débarquement tant que les autres pays de l’Union européenne ne s’engagent pas concrètement à accueillir les migrants qui arrivent en Italie.  

 

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