Fortuna / VEGA | Le film Fortuna, qui conte l'histoire d'une migrante éthiopienne recueillie dans une communauté religieuse suisse, a été présenté lors des Rencontres cinématographiques de Béjaïa. ( Image : vegafilm.com)
Fortuna / VEGA | Le film Fortuna, qui conte l'histoire d'une migrante éthiopienne recueillie dans une communauté religieuse suisse, a été présenté lors des Rencontres cinématographiques de Béjaïa. ( Image : vegafilm.com)

En Algérie, les Rencontres cinématographiques de Béjaïa (RCB) se sont ouvertes samedi 1er septembre, et dans ce festival aussi, il a été question de migrations. Un documentaire français et une fiction suisse pour un thème qui parle beaucoup au public algérien.

C'est un camp de bâches qui abrite des milliers de personnes en route vers l'Angleterre. On y joue au cricket, on y fait voler des cerfs-volants, mais en arrière-plan, il y a une immense barrière et des voitures de police : la frontière.

Dans L'héroïque lande, la frontière brûle, Elisabeth Perceval et Nicolas Klotz, filment le quotidien dans la jungle de Calais. Un documentaire de 3h40 qui veut montrer la vie de ceux qui sont indésirables. « Le film donne la parole à ceux qui ne l’ont pas, dont la présence serait interdite. Disons que c’est une présence physique, prarce qu'on les voit, et effectivement à travers leurs paroles, ils s’adressent à nous », précise Elisabeth Perceval.

« Des Calais, il y en a partout dans le monde »

Autre film, mais même thème. Fortuna de Germinal Roaux raconte l'histoire d'une jeune migrante éthiopienne accueillie dans une communauté religieuse suisse.

Des films sur les migrations, il y en a plusieurs tout au long du festival. Des films étrangers mais qui ont du sens aussi en Algérie. L'un des organisateurs de ces Rencontres cinématographiques de Béjaïa, Abdenour Hochiche, constate : « Les Calais, il y en a partout, partout dans le monde, et en Algérie, à Béjaïa. Forcément, on est interpellé par cette question ».

Les organisateurs expliquent aussi qu'au-delà de leurs choix pour la sélection, une partie importante des 500 films envoyés par les réalisateurs candidats cette année était consacrée aux migrants.

Texte initialement publié sur : RFI

 

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