Un migrant afghan dort dans les rues de Paris, en août 2018. Crédit : Mehdi Chebil
Un migrant afghan dort dans les rues de Paris, en août 2018. Crédit : Mehdi Chebil

La préfecture d'Ile-de-France a annoncé la création par l'État de 1 200 places d'hébergement supplémentaires pour accueillir les migrants d'ici la fin du mois de septembre. Le but : éviter la reconstitution de campements dans les rues de la capitale.

Plus de 1 000 places d'hébergement supplémentaires créées avant la fin du mois de septembre, en Ile-de-France. Telle est l'ambition affichée de l'État pour éviter la reconstitution de campements de rues dans la capitale.

"De 80 à 100 places en moyenne" seront créées dans des nouveaux centres (type centre d'accueil et d'orientation, CAO)  et permettront de fermer au fur et à mesure des gymnases réquisitionnés pendant l’été pour héberger temporairement les migrants. Ces nouveaux CAO seront situés "dans tous les départements" d’Île de-France, indique-t-on à la préfecture, sans plus de précisions. 

Actuellement, les migrants délogés des trottoirs parisiens au cours d'opérations de "mise à l'abri" sont dirigés vers des centres d'accueil et d'examen des situations administratives (CAES) - le premier maillon de la complexe chaîne de prise en charge. Et potentiellement redirigés vers des CAO.

Il existe actuellement cinq CAES, d’une capacité de 750 places répartis en Île-de-France : à Paris dans le 18ème arrondissement (boulevard Ney), à Ris-Orangis (Essonne), à Cergy (Val d’Oise) ainsi qu'à Nanterre (dans les Hauts-de-Seine) et à Vaux le Plenil (en Seine-et-Marne). Les migrants y restent "onze jours en moyenne", le temps d’entamer leurs démarches administratives. Ils sont ensuite orientés en fonction de leur droit au séjour (demandeur d’asile, réfugié...).

Avec ces nouvelles places, l'Ile-de-France comptera au total 9 000 places d'hébergement d'urgence. "L’idée est de proposer un hébergement digne et de les orienter vers des centres en dur", a précisé à l'AFP Antoine Troussard, chef-adjoint de cabinet à la préfecture de région, en rappelant qu’"entre 380 et 400 personnes sont prises en charge par semaine" à Paris lors d’opérations de "mises à l'abri".

En juillet, 1 663 migrants ont été "mis à l'abri", 1797 en août, a-t-il encore déclaré.

La capitale a connu ces dernières années un cycle de démantèlement/reformation de campements. Les derniers en date, évacués en mai-juin, se trouvaient quai de Valmy et près du centre commercial du "Millénaire", dans le nord de Paris. Aujourd’hui, près de 700 migrants vivent près de la porte d’Aubervilliers, dans le nord de la capitale, dans des conditions indignes.

>> À lire sur InfoMigrants : Webdoc : "Une journée dans l’enfer des migrants, porte de la Chapelle, à Paris"

 

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