Un nouveau centre d'hébergement pour demandeurs d'asile et réfugiés a ouvert ses portes cette semaine. Crédit : InfoMigrants
Un nouveau centre d'hébergement pour demandeurs d'asile et réfugiés a ouvert ses portes cette semaine. Crédit : InfoMigrants

Un nouveau centre d’hébergement a vu le jour cette semaine dans le très chic 16ème arrondissement de Paris. Dans cette ancienne caserne, 300 migrants, dont des familles, aux profils divers vont se côtoyer : des demandeurs d’asile et des réfugiés.

Un nouveau centre d’hébergement pour migrants a été inauguré jeudi 20 septembre par le préfet d’Ile-de-France, Michel Cadot et les adjoints à la mairie de Paris, Ian Brossat et Dominique Versini.

Géré par l’association Aurore, le centre, installé dans une ancienne caserne du très chic 16ème arrondissement de Paris, peut accueillir 300 personnes : 150 places pour les demandeurs d’asile, 100 pour les réfugiés statutaires et 50 places spécialement réservées à des familles. Il devrait rester ouvert jusqu’à fin 2020, date à laquelle la Mairie de Paris le transformera en logements sociaux.

Le centre install dans une ancienne caserne comporte 300 places Crdit  InfoMigrantsL’ouverture de ce nouveau centre s’inscrit dans le cadre de la création par l’État de 1 200 places d’hébergement supplémentaires en Ile-de-France, afin d’éviter la reconstitution de campements de rue dans la capitale – 944 ont déjà été ouvertes depuis début septembre, le reste devrait voir le jour la semaine prochaine.

Une cinquantaine de demandeurs d’asile ont déjà pris possession des lieux en début de semaine, en attendant d’autres arrivées la semaine prochaine. La majorité est originaire du Soudan, d’Érythrée et d’Afghanistan. "Quand ils ont débarqué ici, ils avaient besoin de dormir. On a constaté qu’ils étaient physiquement épuisés", précise le directeur du site, William Dufourcq. "On leur a distribué un kit de literie et d’hygiène, on leur a expliqué les règles du centre et on leur a fourni une carte avec leur photo afin de les laisser entrer et sortir à leur guise", détaille-t-il encore.

Environ 500 migrants dans les rues de Paris

Les migrants sont actuellement répartis dans cinq appartements. Chacun d’entre eux comporte trois ou quatre chambres avec deux lits, une cuisine et une salle de bains. "On est contents d’être ici, c’est mieux que là où nous étions", déclare Isegal, un demandeur d’asile érythréen. Comme lui, beaucoup été logés auparavant dans des gymnases, qui faisaient office de CAES (centre d’accueil et d’examen de la situation) mais "c’était trop petit, continue Isegal. Nous étions une dizaine par chambre, entassés sur des lits superposés".

Chaque chambre dispose de deux lits Crdit  InfoMigrants"Ce dispositif permet deux choses", signale Michel Cadot, le préfet d’Ile-de-France. "Tout d’abord de mettre un terme à la mobilisation des gymnases qui devraient être libérés au plus tard mi-octobre. Ensuite, l’association Aurore s’occupera d’accompagner les demandeurs d’asile dans leurs démarches administratives et d’accompagner les réfugiés statutaires dans leur recherche de logement et d’emploi", dit-il.

Reste qu’environ 500 migrants sont toujours livrés à eux-mêmes et contraints de dormir dans les rues du nord de Paris, faute de solution d’hébergement. "La situation n’est pas parfaite mais nous améliorions considérablement la prise en charge des migrants", s’est défendu Michel Cadot, ajoutant que le financement de l’État sur le seul site du 16ème arrondissement représentait 3,5 millions d’euros par an.  

 

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