L'Aquarius est le navire de secours en mer de l'ONG SOS Méditerranée. Crédit : InfoMigrants
L'Aquarius est le navire de secours en mer de l'ONG SOS Méditerranée. Crédit : InfoMigrants

Vingt-deux militants du mouvement d'extrême-droite Génération identitaire ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire dimanche soir. Deux jours avant, ils avaient envahi le siège de l’ONG SOS Méditerranée, à Marseille​.

À la veille du grand mouvement "vague orange" en soutien à l'Aquarius, ils avaient attaqué le siège à Marseille de l'ONG propriétaire du navire, SOS Méditerranée. Dimanche soir, vingt-deux militants de Génération identitaire, un groupuscule d'extrême-droite, ont été mis en examen. 

Poursuivis pour "violences en réunion", "séquestration", "participation à un groupement en vue de commettre des violences" et "enregistrement et diffusion d'images violentes", ces identitaires ont également été placés sous contrôle judiciaire avec "interdiction de paraître à Marseille" et "interdiction d'entrer en relation avec un membre de SOS Méditerranée". 

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Vendredi 5 octobre, ils avaient fait irruption dans les bureaux de SOS Méditerranée à Marseille et déployé une banderole accusant l'ONG d'être "complice du trafic d'êtres humains", avant d'être rapidement délogés par la police. Dans un communiqué publié sur son site, SOS Méditerranée dénonce une "attaque violente" durant laquelle des identitaires ont "molesté" certains membres du personnel et "empêché par la force plusieurs autres" de quitter les lieux. 

Le personnel "sous le choc"

"Les forces de l'ordre, immédiatement contactée par SOS Méditerranée, se sont rapidement rendues sur place, ont évacué et arrêté les intrus et prêté assistance au personnel sous le choc", a encore indiqué l'ONG. Les militants d'extrême-droite avaient alors été placés en garde à vue. 

Dans une vidéo publiée dimanche sur les réseaux sociaux, le porte-parole de Génération Identitaire, Romain Espino, défend de son côté une "occupation pacifique" des locaux de SOS Méditerranée. 

Après avoir tenté d’empêcher l’été dernier les bateaux humanitaires de secourir les migrants en mer Méditerranée, ce groupuscule a multiplié les actions coup de poing. En avril, une centaine de ses militants de diverses nationalités avaient ainsi pris position au col de l'Échelle (dans les Alpes françaises), lieu de passage pour de nombreux migrants venant d'Italie. 

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Le mois dernier à Valence, huit homme s'en étaient également pris à l'agriculteur Cédric Herrou en lui jetant de la farine au visage. 

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