Des milliers de migrants se trouvent dans des centres de détention en Libye. Crédit : Reuters
Des milliers de migrants se trouvent dans des centres de détention en Libye. Crédit : Reuters

Le 22 octobre dernier, un migrant somalien détenu en Libye depuis au moins neuf mois s’est immolé par le feu dans le centre de détention de Trik Al Sikka, à Tripoli. Il est mort deux jours plus tard. Selon le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), cet homme et sa femme devaient quitter le pays pour le Niger le mois suivant.

L’homme d’origine somalienne qui s’est immolé par le feu le 22 octobre dans le centre de détention de Tariq al-Sikka, à Tripoli, devait quitter la Libye le mois suivant pour le Niger, a appris InfoMigrants mardi 30 octobre auprès de l’agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR).

L’homme qui se trouvait dans le centre de détention avec sa femme depuis au moins neuf mois, avait expliqué à ses co-détenus avoir perdu tout espoir de quitter la Libye alors qu’il avait déjà tenté de fuir vers l’Europe. Avec d’autres migrants, il avait été intercepté par des garde-côtes libyens et ramené en détention.

Selon le témoignage de plusieurs de ses co-détenus recueillis par l’Irish Times, son geste aurait suivi la visite de membres du HCR. Ces personnes auraient dit à l’homme qu’il avait très peu de chance d’être évacué sans l'informer de sa prochaine évacuation.

L’agence des Nations unies pour les réfugiés affirme que des agents du HCR et de l'Organisation internationale des migrations (OIM) se sont bien rendus dans le centre de Tariq al-Sikka le 22 octobre pour donner des informations aux migrants sur les solutions d’aide dont ils pouvaient bénéficier. Mais seules les personnes originaires d’Érythrée auraient été concernées. Le HCR estime que cette visite et la mort tragique du jeune Somalien n’ont pas de relation.

"Cette tragédie reflète l’inquiétude et le désespoir des personnes qui se trouvent en détention en Libye", ajoute l’agence.

 

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