Parmi les migrants détenus en Libye, nombreuses sont les personnes originaires d'Érythrée. Crédit : Reuters
Parmi les migrants détenus en Libye, nombreuses sont les personnes originaires d'Érythrée. Crédit : Reuters

Parmi les milliers de migrants détenus en Libye, de très nombreuses personnes sont originaires d’Érythrée. Sur leur route vers l’Europe, elles se retrouvent bien souvent en centre de détention après avoir été interceptées par les autorités libyennes. Elles ne peuvent pas bénéficier du "retour volontaire" et rentrer dans leur pays, dirigé d’une main de fer par le dictateur Issaias Afeworki. InfoMigrants fait le point sur les solutions qui peuvent leur permettre de quitter la Libye.

L’évacuation vers le Niger

Le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) peut évacuer des demandeurs d’asile et réfugiés érythréens vers le Niger dans le cadre de son programme de transfert d’urgence (ETM selon son acronyme anglais). Mais le nombre de personnes pouvant en bénéficier est limité car le Niger n’accepte d’héberger sur son sol dans la cadre de ce programme que 1500 personnes à la fois. Pour qu’une nouvelle évacuation ait lieu, des places doivent être disponibles dans le centre du HCR au Niger.

>> À lire : En Libye, les combats entre milices compliquent les évacuations du HCR

La relocalisation vers un pays tiers

Des demandeurs d’asile et réfugiés érythréens enregistrés par le HCR peuvent être relocalisés vers un pays tiers (Canada, pays européens…) si celui-ci a donné son accord pour les accueillir. Cette solution est très rare, le nombre de pays qui acceptent ces relocalisations est très faible et les États n’acceptent que peu de personnes à la fois.

Retour vers un pays précédent

Si une personne a été enregistrée en tant que demandeur d’asile ou réfugié dans un pays avant d’arriver en Libye par le HCR ou bien auprès du gouvernement de ce pays, elle peut demander à y retourner. Le HCR peut alors faciliter son retour dans ce pays.

Qui peut être évacué ?

Pour bénéficier d'une évacuation, les migrants érythréens détenus dans les centres libyens doivent avoir été enregistrés par le HCR.

La décision d’évacuer ou non une personne est prise au cas par cas. Le HCR étudie les conditions de vulnérabilité de la personne (pays d’origine, victime de mauvais traitement etc) et donne la priorité aux femmes avec enfants, aux mineurs non-accompagnés, aux personnes âgées et aux personnes gravement malades.

 

Et aussi