PATRICK BAZ / AFP | De jeunes réfugiés irakiens et syriens lors d'un cours de français au Liban, le 25 novembre 2016 (image d'illustration).
PATRICK BAZ / AFP | De jeunes réfugiés irakiens et syriens lors d'un cours de français au Liban, le 25 novembre 2016 (image d'illustration).

Le Liban est un pays d’accueil de réfugiés palestiniens, syriens, mais aussi irakiens... Si la guerre contre l’organisation État islamique (EI) est officiellement terminée en Irak, l’exode des chrétiens se poursuit : des familles continuent d’arriver d’Irak. En lisière de Beyrouth, une école administrée par l’Église catholique chaldéenne permet à des enfants de familles démunies de sortir de l’isolement.

Avec notre correspondante à Beyrouth, Laure Stephan

À l’école du centre chaldéen à Bauchrieh, dans la banlieue de Beyrouth, les élèves réfugiés les plus âgés sont nés en Irak, les plus jeunes au Liban. Leurs familles espèrent pour la plupart une réinstallation en Occident, explique le diacre Raphaël : "À la maison, les enfants sont laissés à eux seuls. L’école, c’est plus le tremplin qu’ils auront pour apprendre plus tard. Que quand ils arrivent en Angleterre, en Amérique, au Canada, ils aient un minimum de langue, de culture. Le Liban, c’est le tremplin."

Socialiser les enfants

L’école permet de socialiser des enfants, dont certains ont été déscolarisés. L’Œuvre d’Orient apporte son soutien financier. Mgr Pascal Gollnisch, directeur de l’association française, en visite au Liban, souligne la vulnérabilité des réfugiés irakiens : "C’est vrai que ce sont des populations très affaiblies et nous voulons que la communauté internationale - si cela a encore un sens le mot communauté internationale - nous souhaitons vraiment que des solutions d’avenir soient trouvées pour ces populations."

Panser les plaies en Irak

Améliorer le sort des réfugiés, mais aussi panser les plaies en Irak : c’est ce à quoi aspirent les projets de l’Œuvre d’Orient, association chrétienne humanitaire active au Proche-Orient : "Ce que nous faisons, indique Mgr Gollnisch, c’est d’essayer de prendre part à la reconstruction avec les fonds qui sont les nôtres, c’est-à-dire des fonds qui sont généralement d’origine privée. Mais il y a aussi de l’aide publique extrêmement importante notamment de la France pour aider à la reconstruction de l’Irak."

Texte initialement publié sur : RFI

 

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