Image d'illustration. Crédit : Reuters
Image d'illustration. Crédit : Reuters

Un fonctionnaire de la police aux frontières (PAF) de Beauvais, dans l'Oise, est accusé d'avoir forcé un migrant guinéen à lui lécher ses chaussures. L'homme d'une quarantaine d'années était jusque là considéré comme un "bon élément" par sa hiérarchie. L'IGPN et le procureur de la République ont été saisis.

C’est une affaire qui scandalise. Un policier qui exerçait depuis une dizaine d’année au sein la PAF de Beauvais est suspecté d’avoir obligé un Guinéen placé en rétention administrative à se mettre à genoux et à lui lécher ses chaussures. Les faits se sont déroulés le 14 novembre dans les locaux de la PAF de Beauvais.

Cette affaire suscite l’émoi au sein de la police. "Ces faits sont extrêmement graves. Il n’a plus sa place dans la police", estime une source proche du dossier à InfoMigrants. "Ce policier était un bon élément, respecté de sa hiérarchie. On se demande ce qui lui est passé par la tête. On n’a jamais eu de difficulté avec lui", poursuit-il. "Je ne pense pas que cette affaire relève d’un acte raciste plutôt d’une extrême fatigue".

Rapidement après cet épisode, le migrant guinéen, "qui n’avait rien d’un délinquant insultant" selon les déclarations d’un proche du dossier au Parisien, a alerté les collègues du policier incriminé qui ont informé leur hiérarchie.

L’IGPN, la police des polices, puis le procureur de la République ont immédiatement été saisis. Deux enquêtes ont été ouvertes : une judiciaire et une interne. Le gardien de la paix risque des poursuites.

La victime présumée a été auditionnée et les chaussures du policier incriminé "ont été saisies pour subir des prélèvements ADN", confirme le procureur de la République au Parisien.

Le fonctionnaire de police, âgé d’une quarantaine d’années, a, lors de sa première audition, reconnu les faits puis est finalement revenu sur ses aveux. L’administration ne l’a pas démis de ses fonctions, l’accusé s’est mis en arrêt maladie.

 

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