Image d'illustration d'arrivée de migrants au port de Malaga, en Espagne. Crédit : Reuters
Image d'illustration d'arrivée de migrants au port de Malaga, en Espagne. Crédit : Reuters

La Garde civile espagnole a annoncé lundi 17 décembre avoir interpellé sept membres d'un réseau de passeurs qui auraient "introduit illégalement 600 migrants marocains cette année depuis le Maroc vers l'Espagne".

"La Garde civile a démantelé une organisation criminelle qui aurait introduit illégalement 600 migrants marocains cette année depuis le Maroc vers l’Espagne", a indiqué lundi 17 décembre la garde civile espagnole dans un communiqué.

"L’enquête a permis l’identification des chefs de cette organisation", au nombre de sept, se sont félicitées les forces de l’ordre.

Les chefs de ce réseau de passeurs, qui opéraient au Maroc et en Espagne, avaient organisé leur trafic d’êtres humains "comme une espèce d’agence de voyage qui réceptionnait [les migrants] sur la côte [espagnole]". Ils garantissaient aux migrants "le transfert véhiculé vers des planques" situées en Espagne et les "déplaçaient" vers la Catalogne et le Pays basque.

Les passeurs réclamaient au minimum 2 500 euros aux migrants, élevant à au moins 1,5 millions d’euros les gains touchés dans l’année par cette organisation criminelle.

>> À lire sur InfoMigrants : Espagne : arrestation d’un passeur gambien accusé d’avoir causé la mort de 20 migrants

Le "recrutement" de migrants, toujours marocains, était principalement réalisé dans la ville de Larache, au nord du Maroc, par le chef de groupe, un résident marocain. Ce dernier n’hésitait pas, selon la Garde civile, à "exagérer les mesures d’accueil" et les "revenus économiques" que les migrants pouvaient engranger s’ils immigraient.

En Espagne, "deux frères" basés à Cadix, en Andalousie, et à Palma de Majorque prenaient le relais, ainsi qu’un membre chargé de "la couverture logistique" de l’arrivée des migrants dans le pays.

Selon la Garde civile, 136 personnes ont été arrêtées en 2018 dans le cadre de la lutte contre les réseaux clandestins d’immigration illégale, dont 40% dans la seule ville de Cadix.

Cette année, l’Espagne est devenue la première porte d’entrée des migrants en Europe, avec plus de 55 000 arrivées en 2018, contre un peu plus de 24 000 en Italie.

 

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