Image d’illustration de jeunes migrants à Calais. Crédit : Picture alliance
Image d’illustration de jeunes migrants à Calais. Crédit : Picture alliance

Un arrêté publié le 28 décembre permet désormais aux gendarmes, douaniers et policiers des zones portuaires "frontalières" d’effectuer des contrôles d‘identité aléatoires. Les migrants interpellés seront ensuite orientés, selon leur statut administratif, dans des centres d’accueil.

Désormais chaque migrant qui se trouve à proximité d’un port peut faire l’objet d’un contrôle d’identité. Un arrêté signé le 28 décembre - applicable depuis sa publication au journal officiel le 30 décembre - permet en effet des contrôles d’identité aléatoires aux abords de plusieurs ports français "frontaliers".

Le texte prévoit de pouvoir procéder à des contrôles dans un rayon de 10km "à compter des limites de leurs emprises" des ports de Dunkerque et Calais, et dans un rayon de 5km autour des ports de Caen-Ouistreham, Cherbourg, Dieppe, Le Havre, Marseille, Nice, Roscoff, Saint-Malo, Sète et Toulon. L’arrêté prévoit également le contrôle sur plusieurs portions autoroutières proches de ces ports.

Avant cet arrêté, le contrôle d’identité n’était possible que sous certaines conditions. Une incivilité devait être constatée pour que les forces de l’ordre puissent procéder à un contrôle.

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Concrètement, une fois le migrant interpellé, ce dernier devra déclarer son identité aux policiers. Les forces de l’ordre prendront ses empreintes et des photos. Il sera ensuite orienté selon son statut administratif dans les centres d’accueil de la région (CAO, CAES…). Les mineurs seront pris en charge par le département.

"Les migrants seront fichés et les autorités pourront assurer un suivi. Ils ne seront plus en errance dans l’anonymat", explique à InfoMigrants le député LREM du Calvados, Christophe Blanchet, qui a apporté un franc soutien au texte.

Ce dernier assure que la nouvelle procédure relève plus de la protection des migrants que du contrôle. "Je ne supporte pas de voir des gens dormir dehors alors qu’il y a des places disponibles dans les centres d’accueil", insiste-t-il. "De plus, les migrants sont victimes des réseaux mafieux, il faut les en extraire", conclut le député.


 

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