Capture d'écran du démantèlement du camp de migrants, porte de Clignancourt, ce 22 janvier. Crédit : Facebook/Solidarité Migrants Wilson
Capture d'écran du démantèlement du camp de migrants, porte de Clignancourt, ce 22 janvier. Crédit : Facebook/Solidarité Migrants Wilson

Après l’annonce de l’État concernant l’ouverture de 1 200 places d’hébergement d’urgence en région parisienne, les forces de l’ordre ont procédé au démantèlement et à la mise à l’abri de quelque 200 migrants qui vivaient dans le nord de Paris, porte de Clignancourt, dans des conditions insalubres.

Près de 180 migrants, essentiellement des Afghans qui vivaient dans un campement insalubre dans le nord de Paris, à la porte de Clignancourt, ont été évacués et mis à l'abri mardi matin. 

Au total, 171 hommes et une famille de sept personnes ont été concernés par cette opération qui s'est déroulée tôt dans la matinée. Les températures étaient glaciales, et la neige a fait son arrivée en région parisienne.

Les migrants ont été orientés vers des gymnases "à Paris et en Île-de-France", a-t-on indiqué à la préfecture, en précisant que cette opération correspondait aux "premières mises à l'abri du contingent de 1 200 places" annoncées début janvier, et "qui se poursuivront pendant la semaine".

Les migrants vivaient dans des tentes serrées sous le périphérique, installées à même le trottoir. "Ça faisait un mois que je vivais ici, c'est bien de partir", s'est exclamé sur place Abdul, un Afghan de 24 ans, qui espère bien rejoindre un gymnase même s'il était en retard pour l'opération.

"On n'avait pas de problèmes avec la police mais il faisait froid, on va pouvoir se doucher et dormir", ajoute-t-il sous les premiers flocons de neige, pendant que les camions-poubelle avalaient matelas hors d'usage et détritus, et que des bénévoles récupéraient les tentes et sacs de couchage encore utilisables.

L'association d'aide aux migrants, Utopia 56, estime "que beaucoup ne sont pas montés dans les bus", ce matin. "Il y a beaucoup de dublinés parmi les migrants. Ils ont peur d’aller dans les CAES [centres d'accueil et d'examen de la situation], et d’être ensuite réorientés vers des centres de rétention", explique Yann Manzi, l'un des fondateurs d'Utopia 56. .

Environ 2 285 personnes migrantes, Afghans, Soudanais et Érythréens, dormaient dans les rues du nord de Paris, selon le dernier décompte de l'association France terre d'asile qui est chargée des maraudes.



 

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