Une patrouille de police à Calais, le 11 janvier 2019. Crédit : Reuters
Une patrouille de police à Calais, le 11 janvier 2019. Crédit : Reuters

Londres et Paris ont renforcé jeudi leur coopération dans la lutte contre la multiplication des traversées clandestines de la Manche. Les Britanniques vont notamment financer du matériel de surveillance à destination de la France pour améliorer la sécurité à la frontière.

Les ministres français et britannique de l’Intérieur se sont accordés jeudi à Londres sur un nouveau plan d’action pour tenter d’enrayer la multiplication des traversées clandestines de la Manche par des migrants.

Ce plan signé par les ministres français et britannique de l’Intérieur, Christophe Castaner et Sajid David, fait suite à la décision annoncée début janvier par Paris de renforcer la surveillance des plages et des ports du Pas-de-Calais. 

Que prévoit cet accord ?

-          Concrètement, le Royaume-Uni s’engage à financer l’équipement de surveillance des Français : achat de drones, de caméras à vision nocturne, de véhicules. Le tout pour 7 millions d’euros.

Des caméras de surveillance supplémentaires seront ainsi placées stratégiquement dans les ports français, ainsi que dans des zones où les migrants peuvent tenter d’embarquer, précise le communiqué conjoint des deux ministres.

-         Renforcer la coopération et les échanges d’informations via le Centre conjoint d’information et de coordination (CCIC), qui fonctionne depuis le 23 novembre 2018.

Le CCIC permet un échange d’information 24h/24 entre services de police britannique et français, en particulier entre la police aux frontières et la Border Force britannique.

Outre ces mesures, le plan franco-britannique signé en décembre prévoyait déjà :

-         La surveillance de l’espace maritime 

-         la "mise en place des mesures de sensibilisation" auprès des professionnels pour éviter les vols de bateaux

-         le "renforcement de la lutte contre les filières de passeurs"

Pour Paris et Londres, il faut "éviter les pertes humaines"

"Nous partageons les mêmes objectifs et la même analyse de la situation", lit-on dans le document signé par les deux ministres de l’Intérieur. "Il s’agit avant tout, pour les deux gouvernements, d’éviter les pertes humaines en mettant un terme à ces traversées."

Les migrants secourus en mer seront conduits vers le port sûr le plus proche, conformément aux règles maritimes internationales, lit-on encore dans ce document.

Depuis le début de l'année 2019, déjà 20 traversées de 90 migrants ont eu lieu vers la Grande-Bretagne. Sept d'entre elles ont réussi.

En 2018, 70 traversées ont été enregistrées (soit 504 migrants). À titre de comparaison, il n’y en a eu que 12 en 2017.

 

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