L'évacuation du campement de la porte de la Villette, dans le nord de Paris a eu lieu jeudi 31 janvier. Crédit : REUTERS/Benoit Tessier
L'évacuation du campement de la porte de la Villette, dans le nord de Paris a eu lieu jeudi 31 janvier. Crédit : REUTERS/Benoit Tessier

Un campement de migrants installé près de la porte de la Villette a été évacué jeudi matin. Près de 130 hommes seuls ont été envoyés dans des gymnases d’Ile-de-France. Plusieurs familles ont été prises en charge par la mairie de Paris.

Une nouvelle évacuation de campement de migrants a eu lieu tôt dans la matinée jeudi 31 janvier, près de la porte de la Villette, dans le nord de Paris

Six bus avaient été prévus pour évacuer les personnes qui se trouvaient sur la place Auguste Baron et vivaient dans des conditions déplorables. Mais seuls trois véhicules ont été utilisés.

La préfecture de Paris et d’Ile-de-France explique avoir recensé quelques jours plus tôt près de 190 personnes. Finalement, ce sont 127 hommes seuls ainsi que quatre couples et une femme accompagnée de son enfant qui ont été évacués.

Les hommes ont été emmenés vers des gymnases de la région. Les couples et la femme avec son enfant ont été pris en charge par la ville de Paris, explique la préfecture, contactée par InfoMigrants.

"Beaucoup de personnes ne voulaient pas monter dans les bus - des "dublinés" notamment – et donc étaient partis avant l’évacuation, pendant la nuit ou tôt ce matin", avance Zelda Gayet de l'association Utopia 56.

Selon la préfecture, cinq personnes qui se trouvaient encore sur place à l’arrivée des forces de l’ordre ont refusé de monter dans les bus.

La plupart des migrants qui se trouvaient dans ce campement sont originaires d’Afrique subsaharienne et de la corne de l’Afrique – du Soudan et del'Érythrée notamment.

Cette opération est la quatrième menée depuis une dizaine de jours, après trois autres qui ont permis la mise à l'abri de 800 personnes au total. Mardi, 300 migrants d'un autre campement porte de la Chapelle ont été pris en charge.

Face à la résurgence des campements dans le nord de Paris, l'État a annoncé qu'il comptait intensifier les opérations de ce type, avec 1 200 places mobilisées au total. Or, selon le dernier décompte de France Terre d’Asile, 2039 migrants se trouvaient dans des campements parisiens lorsque que le recensement a eu lieu.

Selon la préfecture de région, l’Ile-de-France a connu une hausse "de 45% du nombre de demandeurs d’asile" en 2018 contre "20% au niveau national". Une situation qui a provoqué, selon les autorités, une "saturation des centres d’hébergement pour migrants".

 

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