Ce petit chalutier avec 72 migrants sri-lankais à son bord a accosté sur l'île de la Réunion le 4 février. Crédit : capture d'écran Facebook live / LINFO.re
Ce petit chalutier avec 72 migrants sri-lankais à son bord a accosté sur l'île de la Réunion le 4 février. Crédit : capture d'écran Facebook live / LINFO.re

Pour la sixième fois depuis mars 2018, un bateau de migrants sri-lankais a tenté d’accoster sur l’île française de la Réunion après une traversée de 4 000 km de l’Océan Indien. Plus de 70 personnes dont des femmes et des enfants ont été récupérés.

Un navire transportant des dizaines de migrants vraisemblablement sri-lankais a été intercepté lundi 4 février par les autorités maritimes au large de Saint-Philippe, sur la côte sud-est de l'île française de la Réunion, a annoncé la préfecture dans un communiqué.

Soixante-douze personnes dont cinq enfants et huit femmes ont été dénombrées à bord d’un chalutier d’à peine 14 mètres battant pavillon sri-lankais. Leur nationalité a été confirmée mardi matin par Frédéric Joram, secrétaire général de la préfecture, lors d’une interview accordée à la chaîne locale Antenne Réunion.

"Ce bateau se dirigeait vers nos côtes et il s’est arrêté hier au large de Saint-Philippe" vers 18h30 (15h30 à Paris), précise-t-il, ajoutant qu’il s’agissait d’un périple “très dangereux et très onéreux pour ces personnes”. En effet, un peu plus de 4 000 km séparent La Réunion du Sri Lanka.

Après avoir accosté mardi matin au Port Ouest, les 72 migrants ont été pris en charge par une équipe de Médecins du Monde pour une évaluation sanitaire et administrative. Les autorités ont également inspecté le navire et ont entamé la procédure de contrôle d’entrée sur le territoire des migrants “qui seront placés cet après-midi en zone d’attente”, indique Frédéric Joram.

Il "y a manifestement des filières d'immigration illégales qui sont à l'oeuvre", avait déclaré Frédéric Joram fin décembre à la presse locale. Plus récemment, le 17 janvier dernier, le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, avait indiqué que plusieurs navires avaient été "empêchés de quitter le Sri-Lanka pour se rendre à La Réunion" et annoncé un renforcement de la surveillance des côtes réunionnaises.

La dernière arrivée remonte au 26 décembre lorsqu'un bateau de pêche sri-lankais transportant sept migrants a accosté à La Réunion. Les occupants ont été reconduits dans leur pays peu de temps après.

 

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