Une rue de la ville Gao, dans le nord du Mali, le 22 juillet 2016. Crédit : Reuters / Souleymane Ag Anara
Une rue de la ville Gao, dans le nord du Mali, le 22 juillet 2016. Crédit : Reuters / Souleymane Ag Anara

L'Organisation internationale pour les migrations (OIM), qui est notamment engagée dans la lutte contre la traite des personnes, a mené une enquête sur le profil des migrants qui transitent par le Mali. Deux points de passage ont retenu l'attention de l'organisation : Gao dans le nord et Benena dans le centre.

Benena, au centre du Mali, constitue une porte d'entrée vers le Burkina Faso puis le Niger. La ville de Gao, dans le nord, mène quant à elle directement à l'Algérie. De juin à octobre à Gao, c'est près de 7 000 passages qui ont été enregistrés par l'OIM, l'organisation internationale pour les migrations. Soit une moyenne d'environ 60 migrants par jour. Des chiffres qui ne sont pas exhaustifs mais qui donnent un aperçu de l'ampleur de l'ampleur des flux migratoires.

Autre fait notable, la provenance des migrants. Selon l'OIM ces personnes qui transitent par Gao sont majoritairement issus de Guinée Conakry, suivies ensuite par les Maliens. Des chiffres qui inquiètent l'organisation car ces migrations souvent irrégulières sont dangereuses et coûteuses pour celles et ceux qui les tentent. Des réseaux de passeurs peu scrupuleux sévissent notamment à Gao. Au mois d'août, des migrants bloqués en Algérie puis rapatrié avait pu raconter leur calvaire avec les passeurs.

C'est le cas de Fousséini Dabo. « C’était une mafia. On te met dans la main d’une personne et puis tu passes de main en main. Là bas tu dois payer encore. j’ai payé 20 000 FCA. Mais ensuite sur la route j’ai trouvé 7 barrages. A chaque barrage j’ai du payer 150 000 CFA », explique-t-il. Abandonné ensuite dans le désert, il s'en était miraculeusement sorti. Ce n'est pas le cas de tous ses camarades de voyage.


 

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