C'est à bord de ce petit chalutier que les quelques 70 migrants arrivés début février à la Réunion ont fait la route en mer depuis le Sri Lanka. Crédit : capture d'écran Facebook live / LINFO.re
C'est à bord de ce petit chalutier que les quelques 70 migrants arrivés début février à la Réunion ont fait la route en mer depuis le Sri Lanka. Crédit : capture d'écran Facebook live / LINFO.re

Depuis l'hiver dernier, une petite dizaine d'embarcations de migrants sri-lankais a atteint l'île de la Réunion, à plus de 4 000 km de l'ancienne colonie anglaise. La grande majorité d'entre eux sont renvoyés vers le Sri-Lanka. Lors de la dernière arrivée, début février, seules six personnes sur 70 ont "ont été admises sur le territoire" pour que leur demande d’asile soit étudiée.

Ils étaient arrivés à La Réunion à bord d’un bateau de pêche d’à peine 14 mètres au début du mois. Jeudi 14 février, 64 migrants sri-lankais, ont été expulsés vers leur pays d’origine, a indiqué la préfecture de La Réunion.

Sur les 70 personnes arrivées début février, seules six "ont été admis sur le territoire. Leur demande d'asile sera étudiée par l'Ofpra", a déclaré la préfecture.

L’office a rejeté la demande d’asile des 64 autres. Ils ont été renvoyés au Sri Lanka sous escorte policière, à bord d’un avion affrété spécialement par l’État français. Les migrants, dont au moins six femmes et cinq enfants, ont été remis aux autorités sri-lankaises immédiatement après l'atterrissage.

L’arrivée de 70 ressortissants du Sri Lanka le 4 février dernier était la sixième de ce type depuis mars 2018. Avant cette date, aucun cas d’une telle traversée (4 000 km) n’avait été observé. La précédente arrivée remontait au 26 décembre lorsqu'un bateau de pêche sri-lankais transportant sept migrants avait accosté à La Réunion. Les occupants avaient été reconduits dans leur pays peu de temps après.

Il "y a manifestement des filières d'immigration illégales qui sont à l'œuvre", avait déclaré Frédéric Joram, secrétaire général de la préfecture, fin décembre à la presse locale. Plus récemment, le 17 janvier dernier, le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, avait indiqué que plusieurs navires avaient été "empêchés de quitter le Sri-Lanka pour se rendre à La Réunion" et annoncé un renforcement de la surveillance des côtes réunionnaises.

De son côté, l’Ofii indique que face à l’"afflux inhabituel" de demandeurs d’asile à La Réunion, un dispositif d’accueil spécifique a été créé.



 

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