Des drapeaux européens devant le siège de la Commission européenne, à Bruxelles. Crédit : REUTERS/Yves Herman
Des drapeaux européens devant le siège de la Commission européenne, à Bruxelles. Crédit : REUTERS/Yves Herman

Rassemblés jeudi à Bruxelles, les ministres de l’Intérieur des 28 pays de l’Union européenne ne sont pas parvenus à s’entendre sur la réforme du système commun d'asile. Plusieurs pays, comme l'Italie, la Pologne ou la Hongrie s’opposent à toute réforme de l’asile s'il n'y a pas d'accord sur un nouveau système de Dublin.

Les 28 pays de l’Union européenne (UE) sont toujours divisés sur la réforme de leur système commun d'asile. Les 28 ministres de l’Intérieur étaient réunis jeudi 7 mars à Bruxelles pour aborder cette épineuse question mais aucun accord n’a pu être trouvé.

Ils se sont contentés de prendre acte de l'impasse persistante des tentatives de mieux répartir la charge de l'accueil des demandeurs d'asile dans l'UE, au cœur des controverses européennes depuis plusieurs années. Cette impasse s'est notamment largement illustrée ces derniers mois lorsque plusieurs bateaux humanitaires ont été bloqués en mer, essuyant les refus des différents pays européens de débarquer des centaines de migrants secourus au large.

La France et l’Allemagne, mais aussi la Commission européenne, souhaitent que des avancées surviennent le plus rapidement possible, sans attendre un "nouveau règlement Dublin". Ils pensent notamment à la création d'une "véritable agence européenne de l'asile" ou encore au renforcement des bases de données d'empreintes de migrants.

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"Le Règlement Dublin pénalisant pour le pays de première entrée"

Mais plusieurs pays, comme l'Italie, la Pologne ou encore la Hongrie, ont réaffirmé jeudi qu'ils n'accepteraient pas de nouvel accord sur l’asile si un nouveau système de Dublin n’est pas trouvé.

Que ce soit dans sa forme actuelle comme dans la nouvelle version proposée, "le Règlement Dublin reste pénalisant pour le pays de première entrée parce que c'est toujours à lui de traiter la demande d'asile", a estimé jeudi le représentant du gouvernement italien.

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Les pays du groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, République tchèque, Slovaquie) rejettent au contraire la réforme en raison des mesures de solidarité obligatoires avec les pays comme la Grèce ou l'Italie, qui y sont proposées.

Quelques jours plus tôt, Emmanuel Macron avait appelé, dans une tribune diffusée en Europe, à une "remise à plat" des règles de l'espace Schengen de libre-circulation, qui va de pair selon lui avec l'harmonisation des règles d'accueil des demandeurs d'asile dans l'UE.

 

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