Huit gendarmes ont été formés au pilotage de drone. Crédit : gendarmerie
Huit gendarmes ont été formés au pilotage de drone. Crédit : gendarmerie

Dans le cadre d’un plan d’action franco-britannique pour lutter contre les traversées illégales de la Manche, la préfecture du Pas-de-Calais s’est dotée de plusieurs drones. Ils sont mis en service cette semaine. Le but : repérer depuis les airs les embarcations qui souhaitent rejoindre les côtes anglaises.

Au mois de janvier, les ministres français et britannique de l’Intérieur ont annoncé le renforcement de la surveillance des plages du Pas-de-Calais pour lutter contre les passeurs et les traversées clandestines. Parmi les mesures proposées, la mise en service de drones. C’est désormais chose faite.

Plusieurs drones viennent aujourd’hui appuyer des patrouilles terrestres le long du littoral du Pas-de-Calais. Le but : aider à repérer les départs nocturnes. "Huit gendarmes ont suivi du 11 au 22 mars, une formation au télé pilotage de drone", précise la préfecture dans un communiqué.

Les drones n’ont pas vocation à voler au-dessus de la Manche pour repérer les embarcations en détresse. Ils volent au-dessus du littoral, au niveau des plages, pour prévenir les départs.

"Éviter les pertes humaines", pour l'État

Pour l’État, il s’agit avant tout d’éviter aux migrants de prendre des risques inconsidérés en mer. "Les tentatives de traversées, organisées le plus souvent par des réseaux de passeurs et qui se font parfois sur des embarcations de fortune non adaptées à la pleine mer, font courir aux migrants qui les tentent un risque considérable, compte tenu des conditions de navigation sur la Manche et de l'importance du trafic dans le détroit", peut-on lire dans le communiqué.

Dans un document signé au début de l’année par les deux pays, Paris et Londres avaient déjà mis en avant la protection des vies humaines. "Il s’agit avant tout, pour les deux gouvernements, d’éviter les pertes humaines en mettant un terme à ces traversées."

En 2018, 70 traversées ont été enregistrées (soit 504 migrants). À titre de comparaison, il n’y en a eu que 12 en 2017.

Une patrouille de police sur la plage de Calais. Crédit : Reuters

 

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