Le squat Saint-Just, à Marseille. Crédit : InfoMigrants
Le squat Saint-Just, à Marseille. Crédit : InfoMigrants

Jeudi, 174 mineurs non accompagnés ont été relogés à l’hôtel après avoir passé plus de trois mois dans le squat Saint-Just, à Marseille. La préfecture assure que ce mode d’hébergement est provisoire, dans l’attente d’une solution plus pérenne.

Ils dormaient depuis plus de trois mois dans ce qui étaient devenu leur nouvelle maison : le squat Saint-Just, à Marseille. Jeudi 4 avril, 174 mineurs non accompagnés ont quitté le bâtiment, propriété du diocèse, pour être relogés à l’hôtel.

Parmi les quelques 200 personnes qui vivaient dans le squat Saint-Just depuis le mois de décembre, se trouvaient également plusieurs familles, dont certaines avec de très jeunes enfants.

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"Aujourd’hui, les jeunes sont partis parce qu’ils ont accepté les propositions de relogement en hôtels mais une partie des familles a refusé. Donc on continue de négocier pour qu’elles aient d’autres propositions ou qu’elles restent dans le bâtiment jusqu’à ce qu’on leur propose de nouvelles solutions de relogement", affirme Juliette du Collectif 59, qui soutient les personnes installées dans le squat Saint-Just, contactée par InfoMigrants.

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Selon le département, "plus aucun mineur non accompagné" ne serait à la rue à la suite du relogement de jeudi. Pourtant, les arrivées continuent au squat Saint-Just. "Deux mineurs sont arrivés hier soir. On les a accueillis et signalés au département pour qu’ils soient également relogés. Il faut que la prise en charge se fasse pour tous les mineurs", souligne Juliette.

À la suite du relogement des mineurs non accompagnés, le Collectif 59 cherche des solutions pour continuer la prise en charge des jeunes qu’il avait commencée. "On a scolarisé plusieurs jeunes, on avait organisé des cours de français et de mathématiques, on avait un atelier théâtre…"

Le diocèse, qui vient de vendre le bâtiment à un institut de formation, n'a pas ouvert de procédure judiciaire à l'encontre des squatteurs, ce qui exclut une évacuation policière du site, selon une source proche du dossier.

 

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