Les migrants se protègent du froid avec des couvertures de survie. Crédit : Sea-Eye
Les migrants se protègent du froid avec des couvertures de survie. Crédit : Sea-Eye

Le navire humanitaire Aylan Kurdi de l'ONG Sea-Eye, avec à son bord 64 migrants, est stationné au large de l'île italienne de Lampedusa en attendant qu’un port accepte d’accueillir les naufragés. Le temps presse, selon l’équipage, qui craint l’arrivée de violentes intempéries. "Nous ne sommes pas sûrs que le Aylan Kurdi puisse survivre à cette tempête sans être à l’abri", insiste sur Twitter l'organisation.

"Il pleut, le vent devient plus fort. Le capitaine a décidé d'amener toutes les personnes sous le pont", alerte sur Twitter l’ONG allemande Sea-Eye, qui affrète le navire humanitaire Aylan Kurdi.

Le bateau qui a secouru mercredi 3 avril 64 migrants - dont dix femmes, cinq enfants et un nouveau-né - au large de la Libye, stationne à quelques miles de l’île italienne de Lampedusa. L’Italie, fidèle à sa politique de fermeture des ports, refuse de laisser les naufragés débarquer sur son sol. Pourtant, le temps presse.

Les humanitaires s’apprêtent à affronter l’arrivée prochaine d’une tempête avec des vagues pouvant atteindre six mètres de haut. Le Aylan Kurdi étant un petit navire, l’équipage craint pour sa sécurité et celle de ses passagers. "Nous ne sommes pas sûrs que le Aylan Kurdi puisse survivre à cette tempête sans être à l’abri", insiste sur Twitter Sea-Eye.

À bord, la situation est déjà très précaire. Les migrants s’entassent dans chaque recoin du bateau : sur le pont, dans l’infirmerie et dans des containers. Pour se protéger du froid, l’équipage a distribué des couvertures de survie aux naufragés.

L’équipage dit être en contact avec le ministère allemand des Affaires étrangères pour trouver un port de débarquement.

Alors que le Aylan Kurdi implore l’Europe de trouver une solution, le ministre français de l’Intérieur a estimé ce vendredi que les ONG chargées de secourir les migrants en Méditerranée "ont pu se faire complices" des passeurs, les appelant à "avoir une attitude responsable". Des propos qui font écho à ceux de Matteo Salvini qui, jeudi encore, dénonçait devant la presse le rôle des ONG en mer, assurant "de pas être le seul à avoir des doutes sur les ONG en Méditerranée".

 

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