Évacuation par la marine maltaise d'une migrante nigériane du Aylan Kurdi, le 10 avril 2019. Crédits : Twitter / @seaeyeorg
Évacuation par la marine maltaise d'une migrante nigériane du Aylan Kurdi, le 10 avril 2019. Crédits : Twitter / @seaeyeorg

Une nouvelle migrante a été extraite en urgence du Aylan Kurdi, le navire humanitaire de l'ONG Sea-Eye, dans la nuit de mercredi. Enceinte, elle a fait une crise d'épilepsie en pleine mer. C'est la deuxième femme évacuée vers Malte pour raisons de santé en moins de deux jours.

Huit jours après leur sauvetage, la situation sanitaire des 63 migrants transportés par le navire humanitaire Aylan Kurdi se dégrade. Une deuxième jeune femme a été évacuée en pleine mer dans la nuit de mercredi 10 avril au jeudi 11 par les secours maltais. Enceinte, cette Nigériane de 23 ans a fait une crise d’épilepsie, a précisé Sea-Eye, l’ONG allemande, propriétaire du bateau.

La jeune femme a été évacuée vers Malte, mais son mari n’a pas eu le droit de l’accompagner. Contraint de rester à bord, il reste très "inquiet", a indiqué Sea-Eye.

Mardi, une première migrante avait déjà été extraite en urgence par la marine maltaise à la suite d'une baisse de tension et des troubles croissants de la conscience. Parmi les 62 rescapés qui restent sur le Aylan Kurdi après ce départ, dix sont des femmes.

>> À lire sur InfoMigrants : Une jeune migrante évacuée du Aylan Kurdi en pleine mer 

Mal de mer et manque de place sur le Aylan Kurdi

Le navire Aylan Kurdi, qui a sauvé 64 migrants de la noyade au large de la Libye le 4 avril, erre depuis autour de Malte, après avoir été refoulé de l'île italienne de Lampedusa. En cause, le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini qui a estimé que c'était à Berlin de prendre en charge ces migrants secourus par une ONG allemande sur un navire battant pavillon allemand.

Mais pour Sea-Eye, le temps presse. Même si Malte a autorisé un transfert de nourriture et d'eau mercredi, à bord les conditions de vie restent difficiles. Plus d’un tiers des migrants souffrent du mal de mer et le bateau est exigu. La nuit, les rescapés et les 17 membres d'équipage doivent s'entasser dans un dortoir prévu pour une vingtaine de personnes.

Matteo Salvini ironise et attaque Berlin

À la suite d'un accord avec Berlin, Matteo Salvini avait accepté vendredi le débarquement des deux enfants présents à bord et de leurs mères, mais ces dernières avaient refusé de descendre sans les pères. Le ministre italien avait alors ironisé en leur souhaitant un "bon voyage vers Berlin".

De son côté, l'Allemagne s'est dit "prête à faire sa part" dans le cadre d'un accord de répartition de ces migrants entre plusieurs pays européens.

 

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