Cette embarcation qui transportait 123 migrants est arrivée sur les côtes de l'île de La Réunion le 13 avril 2019. Crédit : Bruno Grondin / Capture d'écran Facebook
Cette embarcation qui transportait 123 migrants est arrivée sur les côtes de l'île de La Réunion le 13 avril 2019. Crédit : Bruno Grondin / Capture d'écran Facebook

Une embarcation transportant plus de 120 personnes vraisemblablement d’origine sri lankaise a été interceptée ce week-end sur la côte est de La Réunion. Depuis un an, plusieurs bateaux chargés de migrants sri lankais ont parcouru les 4 000 km séparant le Sri Lanka de l’île française. La plupart ont été expulsés vers leur pays d’origine.

Il pourrait s’agir du septième bateau de Sri Lankais en un an à débarquer à La Réunion : 123 migrants ont été interceptés samedi 13 avril à Sainte-Rose sur la côte est de cette l'île française située dans l'Océan Indien, ont indiqué les autorités locales. Des femmes et des enfants ont été recensés à bord.

"Il reste des vérifications à faire, mais les personnes arriveraient du Sri Lanka et elles auraient la nationalité de ce pays", a précisé à l'AFP une source administrative. Un peu plus de 4 000 km séparent La Réunion du Sri Lanka.

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Le bateau, d'environ une vingtaine de mètres de long, a tenté d'entrer dans le port de plaisance de Sainte-Rose mais il n'a pas réussi sa manoeuvre et s'est approché de trop près des tétrapodes. Des gendarmes sont intervenus et ont fait en sorte que le navire s'amarre à ces tétrapodes. Il est resté plusieurs heures ainsi avant le débarquement des passagers.

Dix-sept jours en mer

Selon la presse locale, les migrants, qui affirment avoir passé au moins 17 jours en mer, ont été conduits dans un gymnase sous la surveillance des gendarmes en attendant que leur situation sanitaire et administrative soit évaluée. Trois membres de l'équipage, des Indonésiens, ont également été placés en garde à vue, soupçonnés de trafic d’êtres humains.

Le 17 janvier, le secrétaire d'État auprès du ministre français de l'Intérieur, Laurent Nuñez, avait indiqué que plusieurs navires avaient été "empêchés de quitter le Sri-Lanka pour se rendre à La Réunion" et annoncé un renforcement de la surveillance des côtes réunionnaises.

La dernière arrivée remonte au 4 février lorsqu'un bateau sri-lankais transportant quelque 70 migrants avait été intercepté au large de Saint-Philippe, la côte sud de La Réunion. Sur ces 70 personnes, seules six “ont été admises sur le territoire” pour déposer une demande d’asile. Les autres ont été expulsés en avion vers le Sri Lanka.

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