Image d'illustration lors du démantèlement d'un camp du nord de Paris, en janvier 2019. Crédit : Reuters
Image d'illustration lors du démantèlement d'un camp du nord de Paris, en janvier 2019. Crédit : Reuters

La mairie de Paris a annoncé lundi l’ouverture en juin de la maison des réfugiés. Un lieu nouveau, ouvert à tous, qui abritera des ateliers informatiques ou de conversation, une bibliothèque… L'endroit en revanche ne propose pas d'hébergement.

C’était une volonté de la maire de Paris depuis des mois. Annoncée l’an dernier, la "maison des réfugiés" va finalement ouvrir ses portes en juin.

Ce nouveau centre veut "symboliser la volonté de Paris de se marquer comme une ville refuge" et être un "lieu de référence" où les migrants reçoivent un "accueil de qualité", a déclaré lundi 15 avril Dominique Versini, adjointe à la solidarité de la maire de Paris, lors d’une réunion publique.

La structure va dans un premier temps voir le jour dans le 14e arrondissement de la capitale. Elle sera installée au rez-de-chaussée d’un centre d’hébergement d’urgence réservé aux familles. D’une superficie de 800 mètres carré, l’espace accueillera notamment un café, des ateliers informatiques, une bibliothèque en plusieurs langues et des ateliers de conversation.

Emmaüs solidarité prendra en charge la gestion des lieux avec Singa, association spécialisée dans l’hébergement et l’emploi des réfugiés. C’était déjà Emmaüs solidarité qui était responsable du centre humanitaire de premier accueil (CPA) ouvert pour les migrants de 2016 à 2018 porte de la Chapelle. "Nous accueillerons tout le monde, peu importe le statut administratif des migrants", précise à InfoMigrants Bruno Morel, directeur d’Emmaüs solidarité.

Un lieu de rencontres et d’orientation

Le centre se veut aussi être un lieu de rencontres et d’orientation. "Nous pourrons par exemple orienter les migrants qui veulent faire du sport vers les équipements sportifs de la mairie de Paris ou des associations sportives, mais aussi diriger ceux qui le souhaitent vers des formations et des emplois selon leur savoir-faire", explique encore Bruno Morel.

Quatre salariés d’Emmaüs solidarité seront affectés à la maison des réfugiés en plus des bénévoles et des services civiques.

Il est prévu que la maison des réfugiés soit transférée dans deux ans "sur le site de Jean-Quarré", un ancien lycée hôtelier devenu un squat symbolique de la crise des migrants en 2015, et depuis 2016 transformé en centre d’hébergement. La maison des réfugiés occupera une partie du bâtiment de quatre étages, au cœur du populaire 19e arrondissement.

La maire de Paris, Anne Hidalgo, est montée au créneau que la question des migrants depuis quelques semaines, reprochant à l’État une situation de "chaos sur les campements qui se reconstituent dans le nord de la capitale. Près de 800 personnes ont été prises en charge la semaine dernière mais les associations redoutent la reformation prochaine de campements.

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