La ville de Lagos au Nigeria. Crédits : Reuters
La ville de Lagos au Nigeria. Crédits : Reuters

Un trafic d’êtres humains ciblant des mineurs forcés à travailler et exploités sexuellement a été démantelé début avril au Bénin et au Nigeria. Quelque 216 victimes, dont 157 enfants, ont été secourues.

La plupart des victimes avaient entre 11 et 16 ans. Elles étaient forcées à travailler dans les marchés des jours entiers, et contraintes à porter de lourdes charges ou à faire la cuisine. Un certain nombre d’entre elles ont aussi été exploitées sexuellement, a indiqué Interpol mercredi 24 avril, après avoir démantelé un vaste réseau de trafic d’êtres humains au Bénin et au Nigeria.

Des contrôles menés sur les marchés d'Abuja et de Cotonou ainsi que dans les ports, aéroports et la zone frontalière de Sèmè ont permis à l'organisation internationale de police criminelle de procéder à l’arrestation de 47 trafiquants.

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Plusieurs victimes ont été rapatriées auprès de leurs parents

Les victimes étaient originaires du Bénin, du Burkina Faso, du Niger, du Nigeria et du Togo. Elles ont été prises en charge par les services sociaux et plusieurs associations. Certains mineurs ont été ramenés auprès de leurs familles.

L’intervention de police a été menée par une centaine d'officiers entraînés par Interpol, dans le cadre de l’opération Epervier II. En novembre 2017, une première opération Epervier dans plusieurs autres pays d'Afrique de l'Ouest avait déjà permis de secourir 500 victimes de traite des êtres humains. Elle avait été financée avec l'aide du ministère allemand des Affaires étrangères.

 

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