diaspora-entrepreneurship.com | Page d'accueil de Diaspora entrepreneurship. (Image d'illustration)
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On les appelle les "repat". Ces gens partis en Europe et qui décident finalement de rentrer au pays, pour tenter d’y réussir. C’est l’histoire de Léon Kouadio, jeune père de famille qui a passé deux ans en France en situation irrégulière, après avoir perdu son travail en Côte d’Ivoire. Il a décidé l’an dernier de rentrer à Abidjan pour monter sa petite entreprise grâce à l’aide à la réinsertion de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII). Une aide allouée à plus de 1 600 personnes dans le monde chaque année, dont 300 en Afrique.

Léon Kouadio sera resté deux ans en France avec toujours dans un coin de la tête, la certitude d’un retour au pays. Deux ans de petits boulots au Havre. Puis un projet mûri de société de sécurité électronique, et une décision prise un matin de rentrer en Côte d’Ivoire.

"Ce n’est pas facile de revenir, parce qu’on se demande comment les autres vont appréhender, déjà, la décision que j’ai prise. Parce que mon épouse par exemple souhaiterait que je reste, témoigne Léon Kouadio. Mais je n’aimais pas cette situation irrégulière. Donc j’étais très content de revenir parce que je sais qu’ici, je pouvais réussir. J’ai des amis que j’encourage et je dis que la Côte d’Ivoire est gorgée de plein de potentialités, il faut pouvoir trouver son projet, son domaine d’activité, et puis s’insérer."

Il lance sa société Plastron Groupe International en janvier 2018 à Abidjan, grâce à l’aide au retour et à la réinsertion de l’OFII. Il obtient un peu plus de 5 000 euros, la moitié de ce dont il a besoin pour lancer son projet. Deux amis fourniront le reste du capital de départ.

Chaque année, une trentaine d’Ivoiriens bénéficient de ce même programme. "Sur la Côte d’Ivoire, le dispositif est mis en place depuis 2009. Donc on rentre dans la dixième année. On a accompagné 168 personnes", explique Stéphane Vézignol, représentant de l’OFII en Afrique de l’Ouest. "Il y a des études de pérennité quand même des projets qui sont effectués. La dernière étude, qui date d’il y a un peu plus de cinq ans, évaluait que 70 % des projets étaient toujours en activité. L’approche est individuelle. On suit l’individu. Après on fait une étude faisabilité pour voir si c’est un modèle économique qui est viable. Le critère, c’est ça".

Un an après sa création, Plastron a trois salariés et emploie cinq consultants.

Texte initialement publié sur : RFI

 

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