Les 75 migrants bloqués depuis le 31 mai au large de Zarzis ont finalement pu débarquer en Tunisie mardi 18 juin. Crédit : FTDES
Les 75 migrants bloqués depuis le 31 mai au large de Zarzis ont finalement pu débarquer en Tunisie mardi 18 juin. Crédit : FTDES

Après 18 jours d’hésitation, les autorités tunisiennes ont finalement laissé les 75 migrants du Maridive débarquer au port de Zarzis, ce mercredi. Ils ont toutefois imposé leurs conditions : les migrants ont tous accepté préalablement de rentrer dans leur pays.

"C’est enfin fini, c’est un soulagement". Mongi Slim, membre du Croissant-rouge tunisien, s’est réjoui, mardi 18 juin, du débarquement des 75 migrants bloqués depuis le 31 mai au large de Zarzis. Les autorités tunisiennes refusaient en effet de laisser débarquer en Tunisie ces personnes secourues par un navire commercial égyptien, le Maridive 601, au large de la Libye.

Après 18 jours de blocage, ils ont enfin pu toucher la terre ferme. "Nous sommes heureux pour les survivants. Ils sont épuisés, certains sont traumatisés mais nous les accompagnerons pour pouvoir enfin trouver du répit", a déclaré Wajdi Ben Mhamed, chef de bureau de l’agence de l’Organisation internationale des migrations (OIM), dans un communiqué.

Un premier vol vers le Bangladesh jeudi

Cependant, ce débarquement s’est fait sous conditions après de longues négociations entre les ONG, les organisations internationales et les autorités. Tunis a finalement autorisé leur débarquement à condition que les migrants acceptent tous d‘être renvoyés dans leur pays d’origine. Parmi les 75 migrants secourus, 64 sont de nationalité bangladaise, neuf égyptienne, un est originaire du Maroc et un autre du Soudan.

Aucune demande d’asile déposée

Une information que ne confirme par l’OIM, qui est chargée d’organiser les retours volontaires de ces naufragés. "Nous avons effectivement dit aux autorités qu’un vol commercial avec une vingtaine de places partaient de Tunisie demain vers le Bangladesh. Mais nous n’organisons pas de retours forcés", précise à InfoMigrants Lorena Lando, chef de mission de l’OIM en Tunisie. "Mais, nous attendons de faire un point avec les migrants et savoir qui veut profiter d’un retour volontaire", insiste-t-elle.

Malgré l’accord, l’OIM rappelle que les migrants qui veulent demander l’asile seront redirigés vers le Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR). Mais pour l’heure, selon l’agence onusienne, aucun des migrants du Maridive ne souhaite déposer une demande d’asile en Tunisie.

Le 10 mai dernier, 16 migrants, majoritairement du Bangladesh, avaient été sauvés par des pêcheurs tunisiens, après le naufrage de leur embarcation ayant fait une soixantaine de morts. Deux d'entre eux avaient décidé de rentrer dans leur pays.

 

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