The Sea-Watch 3 on the Mediterranean | Crédit : Picture-alliance/ROPI/SeaWatch
The Sea-Watch 3 on the Mediterranean | Crédit : Picture-alliance/ROPI/SeaWatch

Secourus par le navire humanitaire Sea Watch 3 le 12 juin, la quarantaine de migrants à bord n'a toujours pas de solution de débarquement. Le bateau allemand qui bat pavillon néerlandais tourne dans la mer depuis douze jours en attendant l’autorisation d’accoster en Europe. Matteo Salvini exhorte les Pays-Bas à accueillir le navire.

Presque deux semaines. Depuis le 12 juin, le navire humanitaire Sea Watch 3 n’en finit plus de tourner en mer en attendant de trouver un port européen où débarquer les 43 migrants à bord. Douze jours durant lesquelles les humanitaires du bateau allemand ont multiplié les communiqués et les déclarations pour tenter d’infléchir la décision du ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini qui refuse de laisser le Sea Watch 3 entrer dans les eaux italiennes.

Sur Twitter, le navire humanitaire a publié la carte de ses déplacements autour de l’île italienne de Lampedusa depuis trois jours.

Se dédouanant de toute responsabilité, Matteo Salvini accuse désormais les Pays-Bas de se désintéresser du sort de ce bateau, qui bat pavillon néerlandais. "J'ai écrit personnellement à mon collègue néerlandais : je suis incrédule car ils se désintéressent d'un navire qui bat leur pavillon (...) et flotte en pleine mer depuis désormais 11 jours", a écrit dans un communiqué le chef de la Ligue (extrême-droite) et homme fort du gouvernement italien.

L’Italie exhorte les Pays-Bas à accueillir le navire humanitaire. "Une intervention de votre part est nécessaire et urgente", poursuit Matteo Salvini, afin d'assurer "aux personnes à bord un débarquement rapide dans un lieu adapté [...] qui ne peut être l'Italie".

"Toute nouvelle détérioration de la situation à bord" sera donc, selon M. Salvini, "de la responsabilité exclusive" des Pays-Bas, du commandant et de l'équipage du Sea Watch.

Le navire humanitaire Sea Watch 3 a secouru, le 12 juin, 53 migrants qui voyageaient à bord d'un canot pneumatique parti des côtes libyennes. Le commandant du Sea Watch 3 a refusé de les ramener en Libye, qui n'est pas considérée comme un lieu sûr, et s'est dirigé vers les côtes italiennes.

Dix de ces migrants, dont des femmes enceintes, ont été autorisés à débarquer il y a huit jours sur la petite île italienne de Lampedusa, ainsi qu'un autre homme malade samedi. Mais les 42 autres sont restés à bord du navire, qui ne peut pas entrer dans les eaux territoriales italiennes où il risque d'être confisqué.

 

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