Carola Rackete, arrêtée dans la nuit de vendredi à samedi, à Lampedusa. Crédit : Reuters
Carola Rackete, arrêtée dans la nuit de vendredi à samedi, à Lampedusa. Crédit : Reuters

Deux cagnottes en ligne ont été ouvertes cette semaine pour permettre de couvrir les éventuels frais liés à l’arrestation de Carola Rackete, la capitaine du Sea Watch 3, suite à son entrée en force dans les eaux italiennes. Carola Rackete risque des lourdes poursuites judiciaires.

Des centaines de milliers d’euros récoltés en quelques jours. Deux cagnottes en ligne ont été ouvertes en fin de semaine dernière pour permettre à la capitaine du Sea Watch 3, Carola Rackete, de couvrir les frais liés à son inculpation.  

Après son accostage de force en Italie à Lampedusa, Carola Rackete été arrêtée pour "résistance à un navire de guerre" et risque pour cela jusqu'à 10 ans de prison. Un bateau des autorités italiennes avait en effet risqué de se faire écraser contre le quai. Dans un communiqué, Sea-Watch a défendu la manœuvre de sa capitaine, accusant les policiers d'avoir provoqué l'incident en se glissant volontairement entre le bateau et le quai.

 Carola Rackete est aussi menacée d’aide à l’immigration clandestine et d’une amende pouvant aller jusqu’à 50 000 euros pour être entrée sans autorisation dans les eaux italiennes.

Les deux collectes de fonds en sa faveur ont déjà atteint un total de plus d'un million d'euros. Le 2 juillet, vers 17h, la cagnotte sur Leetchi dépassait les 900 000 euros, celle ouverte sur Facebook les 400 000 euros.

 Jeudi, une responsable de Sea-Watch avait évoqué un afflux de dons tel que le site de l'ONG allemande avait sauté. Dimanche, le porte-parole de l'ONG, Ruben Neugebauer, a expliqué qu'il faudrait plusieurs jours pour faire remonter de la banque le chiffre des donations directes.

"Jusqu'à présent, notre budget annuel était d'environ 2 millions d'euros, mais cela a changé désormais, les choses deviennent beaucoup plus cher parce que nous perdons beaucoup d'argent dans des frais qui n'ont aucun sens", a-t-il précisé.

 Le bateau, que Sea-Watch avait racheté en 2017 à Médecins sans frontières, a été placé sous séquestre.

Cinq pays européens ont proposé d’accueillir les migrants secourus (France, Allemagne, Portugal, Luxembourg et Finlande). Samedi, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a déclaré que la France était prête à accueillir dix d’entre eux.

 

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