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Après le décès de trois migrants dans le camp grec et insalubre de Moria, où règne un froid polaire, Athènes a décidé de reloger une partie d'entre eux dans des abris temporaires.

Après la mort de trois migrants dans le camp grec de Moria, sur l’île de Lesbos, en moins d’une semaine, Athènes a décidé d’agir. Mardi 1er février, les autorités grecques ont décidé de reloger des dizaines d’immigrés à bord d'un navire de guerre grec mouillant dans le port de Lesbos et dans un autre centre situé sur cette île, Kara Tepe, où les conditions de vie sont meilleures, a précisé l'agence de presse ANA.

Ce relogement est temporaire en attendant la fin des travaux visant à améliorer les installations dans le camp insalubre de Moria où s’entassent plus de 2500 personnes. "Il y a à l'heure actuelle environ 250 migrants dans des tentes individuelles. Nous avons pour objectif de n'en avoir plus aucun à la fin de la semaine", a déclaré Anthee Karangeli, du ministère de l'Immigration.


A cette période de l’année, les tentes sont obsolètes pour lutter contre les températures polaires qui sévissent dans le pays. Les migrants survivent là-bas sans eau chaude ni chauffage. Depuis le début de l’année, de nombreux médias grecs et internationaux dénoncent le quotidien précaire de ces personnes qui font face à des "conditions épouvantables", selon les terme du ministre grec de la politique migratoire, Yannnis Mouzalas.

Un réfugié pakistanais a été retrouvé mort lundi dans le camp, portant à trois le nombre des décès qui y sont survenus en six jours. Les deux autres victimes étaient un Égyptien de 20 ans et un Syrien de 46 ans. Ils partageaient à eux trois deux tentes. Les médias ont évoqué l'hypothèse d'intoxications ayant résulté de l'utilisation par les victimes de poêles improvisés pour se réchauffer.
 

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