Les deux migrants ont été retrouvés sur le parking de la centrale de Tricastin où les véhicules sont systématiquement fouillés avant de pénétrer sur le site. Crédit : Pixabay
Les deux migrants ont été retrouvés sur le parking de la centrale de Tricastin où les véhicules sont systématiquement fouillés avant de pénétrer sur le site. Crédit : Pixabay

Les gendarmes ont retrouvé, mardi 9 juillet, deux migrants érythréens cachés dans le coffre d’un poids-lourd garé sur le parking d’une centrale nucléaire, dans la Drôme. L’un des deux hommes, mineur, a été pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance (ASE) du département.

Les gendarmes ont retrouvé deux migrants à l’arrière d’un camion, à l’occasion d’une fouille systématique à l’entrée de la centrale nucléaire du Tricastin, dans la Drôme, mardi 9 juillet.

Partis d’Italie avec l’espoir de rejoindre la Belgique, les deux Érythréens, l’un mineur et l’autre âgé de quarante ans, étaient montés dans un poids lourd à Vintimille, près de la frontière franco-italienne. Le chauffeur italien présume que les deux Érythréens ont profité d'une pause pour s’introduire dans le camion et se cacher au milieu des pièces mécaniques.

Leur but : rejoindre la Belgique 

Sur sa route, le poids-lourd, qui devait livrer des pièces non sensibles sur le site de la centrale nucléaire, s’est arrêté sur le parking de la centrale du Tricastin, en fin de matinée. France Bleu Drôme Ardèche précise qu’"au bout d’un moment, les deux migrants à l'arrière ont tapé sur les parois du camion pour qu'on les fasse sortir."

A la suite du contrôle par les gendarmes, l’homme de quarante ans a été placé en retenue administrative et remis en liberté avec une obligation de quitter le territoire (OQTF). Quant au mineur, il a été pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance (ASE) du département.

Chaque année, des milliers d’Érythréens fuient leur pays en proie à la dictature et enlisé dans un conflit qui dure depuis plus de quinze ans avec son voisin l’Éthiopie. Si la plupart des Érythréens émigrent dans les pays de la corne de l’Afrique, comme le Soudan ou l’Éthiopie, ils sont nombreux à prendre la route pour rejoindre l’Europe. En 2017, 5 000 personnes ont fui l'Érythrée, selon Médecins sans frontières.

 

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