Image d'illustration d'une famille afghane hébergée dans une famille parisienne. Crédit : InfoMigrants (photo d'archives)
Image d'illustration d'une famille afghane hébergée dans une famille parisienne. Crédit : InfoMigrants (photo d'archives)

L’association a annoncé mardi qu’elle reprenait l’hébergement citoyen des familles de migrants à Paris. Elle l’avait suspendu plusieurs jours pour interpeller l’État sur le manque d’hébergements pérennes pour les personnes vulnérables.

Suspendu pendant plusieurs jours à Paris, l’hébergement citoyen des familles migrantes organisé par l’Association Utopia 56 reprend. Dans un communiqué diffusé mardi 16 juillet, l’association explique que "face aux familles renvoyées dans la rue, face aux personnes vulnérables récemment arrivées et en attente d'une prise en charge par l'État, les équipes n'ont pas d'autre choix que de reprendre l'hébergement solidaire."

Le 10 juillet dernier, Utopia 56 avait décidé suspendre son réseau d'hébergement citoyen pour les migrants "vulnérables" et avait installé à Porte d'Aubervilliers, dans le nord de Paris, un campement devant le centre social Rosa Parks. L’objectif de cette suspension, qu'avait regrettée la préfecture de région d’Île-de-France la semaine dernière, était "d'exiger des garanties de logement et de souligner les manquements des autorités compétentes en terme de prise en charges des populations exilées et vulnérables", poursuit le communiqué.

"Nous n’en pouvions plus de devoir choisir. Laquelle de ces femmes enceintes auraient droit à un lit ? Quel enfant plutôt qu’un autre ? C’était insupportable", expliquait l’association à InfoMigrants.

Les non-demandeurs d’asile de nouveau à la rue

Pour l’association, les congés d’été sont une période délicate car de nombreux hébergeurs citoyens partant en vacances, ne sont plus disponibles pour accueillir les familles chez eux.

Le campement a été évacué vendredi matin dans le calme. Les familles ont été "mises à l'abri et acheminées par bus vers différents centres d'hébergement d'urgence", mais les non demandeurs d'asile "n'ont eu le droit qu'à un hébergement pour le week-end et sont de nouveau à la rue", selon Utopia 56.

Depuis deux ans, le réseau d’hébergement solidaire d’Utopia 56 a contribué à mettre à l’abri "entre 30 et 80 personnes par soir soit entre 1 000 et 1 500 nuitées par mois".

Selon la ville de Paris, entre 700 et 1 200 migrants dorment actuellement dans les campements situés entre la porte de la Chapelle et la porte d’Aubervilliers.


 

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