Des centaines de migrants vivent dans le nord de Paris, entre la porte de la Chapelle et la porte d'Aubervilliers, dans des conditions indignes. Crédit : InfoMigrants
Des centaines de migrants vivent dans le nord de Paris, entre la porte de la Chapelle et la porte d'Aubervilliers, dans des conditions indignes. Crédit : InfoMigrants

Un homme a été retrouvé pendu à un arbre samedi après-midi dans le square Charles Hermite, dans le 18e arrondissement de Paris. Une enquête a été ouverte. Ni l'identité, ni la nationalité de la personne ne sont connues.

C’est un nouveau drame de la migration. Un migrant a été retrouvé pendu samedi 13 juillet dans le square Charles Hermite, dans le 18e arrondissement de Paris.

Ce sont des migrants qui ont découvert le corps et l’ont signalé à une association qui a appelé la police et les pompiers. Selon le collectif Solidarité migrants Wilson, qui a assisté à "l’enlèvement du corps par les services funéraires", un message anonyme, écrit à la craie, se trouvait près du square. "Nous sommes jeunes. Nous sommes des réfugiés. Seuls des professionnels peuvent nous venir en aide", indiquait le texte.

Une enquête en recherche des causes de la mort a été ouverte et confiée au SAIP (Service d’accueil et d’investigation de proximité) du 18e arrondissement. Aucune information sur l’identité ou la nationalité de cette personne n’a été communiquée pour le moment mais une source judiciaire a confirmé à InfoMigrants qu’il s’agissait bien d’un migrant.

Selon l’Armée du Salut, le square Charles Hermite était plutôt fréquenté par des migrants afghans. "Un campement y avait été établi il y a quelques mois et les gens qui s’y trouvaient étaient principalement des Afghans", précise l’association.

Hommage "à la personne décédée et à tous les morts"

Le Collectif migrants Wilson a publié lundi un long message sur Facebook pour dénoncer les conditions de vie des migrants dans le nord de Paris. "Ce nouveau décès est atroce mais tellement attendu [...]", souligne le collectif.

L’association prévoit d’organiser samedi 20 juillet un hommage "à la personne décédée et à tous les morts". "Nous refusons que les morts continuent d’être passés sous silence", martèle le collectif qui invite à venir avec "une bougie à allumer, une fleur à déposer, un petit dessin ou un petit mot à laisser". Rendez-vous est donné à 15 heures dans le square Charles Hermite.

Il ne s’agit pas du premier migrant mort à Paris. Récemment, un jeune Afghan a été tué par une voiture dans le quartier de la porte de la Chapelle. En mars 2018, un réfugié soudanais avait été retrouvé mort à quelques mètres du centre humanitaire la Chapelle.

Selon la ville de Paris, entre 700 et 1 200 migrants dorment actuellement dans les campements situés entre la porte de la Chapelle et la porte d’Aubervilliers. Les associations qui leur viennent en aide dénoncent régulièrement leurs conditions de vie indignes.


 

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