Migrants nigériens en Libye en février 2018. Crédit : Reuters (Archive)
Migrants nigériens en Libye en février 2018. Crédit : Reuters (Archive)

Depuis le début de l'année, près de 900 Nigériens détenus dans des centres de rétention en Libye ont accepté de rentrer au Niger. Ils ont été rapatriés par l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) dans le cadre d'un programme d'aide au retour.

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a aidé quelque 900 nigériens à rentrer chez eux depuis janvier 2019 dans le cadre de son programme d’aide au retour volontaire. La plupart des migrants ayant accepté de rentrer au pays se trouvaient dans des centres de rétention en Libye.

Dernier rapatriement en date, vendredi 19 juillet, 147 Nigériens, dont neufs mineurs isolés, ont rejoint leur pays par un vol organisé de l’OIM.

La plupart d'entre eux sont originaires des régions de Tahoua (ouest) et Zinder (centre-est). Cette zone se trouve à proximité d’Agadez, la plus grande ville du nord du Niger aux portes du Sahara faisant office de plaque tournante de l'émigration clandestine vers l'Europe via la Libye voisine.

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1200 migrants secourus chaque mois dans le désert 

Le nombre de passages à la frontière nigéro-libyenne a baissé depuis le durcissement de mesures législatives et la multiplication des contrôles aidés par l’Union européenne. Toutefois, cette route dangereuse continue d’être empruntée par les migrants africains.

En moyenne, quelque 1200 migrants sont secourus chaque mois dans le désert nigérien, selon l’OIM. En juin l’organisation onusienne faisait état de 20 000 personnes secourues depuis 2016. Les derniers rescapés étaient originaires de quatorze pays d'Afrique de l'Ouest dont la Guinée-Conakry, le Mali et la Côte d'Ivoire.

La chaleur, le manque de vivres et d'eau et les milices qui sévissent dans le désert du Sahara en font une des routes les plus dangereuses pour les migrants qui veulent rejoindre la Méditerranée dans l'espoir d'arriver ensuite en Europe.

À l'hiver 2017, un militaire nigérien, sous couvert d'anonymat, avait raconté à InfoMigrants ses patrouilles : "Il y a beaucoup de pertes humaines dans le Sahara. Avant même de mettre le pied en Libye, vous devez affronter de dures épreuves [les températures atteignent 50 degrés, le jour, dans le Sahara]. Le plus grand risque, c’est d’être abandonné par les passeurs. Quand les camionnettes [dans lesquels les migrants sont transportés] tombent en panne, les passeurs les abandonnent dans le désert, sans eau ni nourriture."

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