Plus de 130 migrants sont bloqués à bord du Gregoretti depuis le 25 juillet. Crédit : capture d'écran Ansa
Plus de 130 migrants sont bloqués à bord du Gregoretti depuis le 25 juillet. Crédit : capture d'écran Ansa

Le Gregoretti était toujours bloqué dimanche dans le port d’Augusta, en Sicile. Matteo Salvini exige un plan de répartition européen avant de laisser débarquer les 131 migrants qui sont à bord.

Cette fois-ci, c’est un navire des garde-côtes italiens qui est empêché par le ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini de débarquer les migrants à son bord. Le Gregoretti était toujours amarré, dimanche 28 juillet, au port militaire d'Augusta, en Sicile, avec 131 personnes à son bord.

Jeudi soir, quelque 140 migrants, partis de Libye à bord de deux embarcations, avaient été secourus par des vedettes des garde-côtes, puis transférés sur ce ravitailleur.

Les garde-côtes italiens ont expliqué dimanche dans un communiqué avoir agi à la demande de Malte - responsable des secours dans la zone où ils se sont déroulés - et "sur indications du ministère de l'Intérieur".

Mais Matteo Salvini refuse le débarquement des rescapés tant qu'un plan de répartition immédiate n'aura pas été convenu avec l'Union européenne.

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Emmanuel Macron avait annoncé la semaine dernière un accord entre 14 pays européens pour mettre en œuvre un "mécanisme de solidarité", immédiatement raillé par Matteo Salvini parce qu'il partait du principe que les migrants devaient d'abord débarquer en Italie.

Plusieurs personnes évacuées

Six personnes ayant besoin de soins ont été évacuées dès jeudi soir vers l'île de Lampedusa et samedi soir, une femme enceinte de sept mois a aussi pu débarquer en Sicile avec ses deux jeunes enfants et son compagnon.

Après avoir passé la journée de samedi en rade de Catane, le Gregoretti a accosté dans la nuit dans le port d'Augusta, un peu plus au sud.

L'amiral à la retraite Giuseppe De Giorgi, ancien chef d'état-major de la marine italienne qui avait lancé la vaste opération de secours italienne Mare Nostrum en 2013, a exprimé dimanche sa "pleine solidarité" avec l'équipage du Gregoretti.

Le pape François a, quant à lui, exprimé sa "douleur" après le naufrage de jeudi et a lancé un nouvel appel à agir "avec promptitude et décision" pour éviter de nouvelles tragédies.

Il y a un an, en août 2018, Matteo Salvini avait déjà empêché des dizaines de migrants de débarquer d’un navire des garde-côtes italiens. Le parquet d'Agrigente (Sicile) avait alors ouvert une enquête pour séquestration contre le ministre de l’Intérieur, mais le Sénat avait bloqué les poursuites.


 

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