Le Alan Kurdi a débarqué 40 migrants à Malte, dimanche 4 août. Crédit: EPA/Fabian Heinz/Sea-Eye
Le Alan Kurdi a débarqué 40 migrants à Malte, dimanche 4 août. Crédit: EPA/Fabian Heinz/Sea-Eye

Quarante migrants secourus en mer Méditerranée par l’Alan Kurdi, le navire de l’ONG allemande Sea Eye, ont débarqué dimanche à Malte d’où ils seront répartis dans plusieurs pays européens. L'Open Arms, au large de lampedusa, est, lui, toujours à la recherche d'un port d'accueil.

Les 40 migrants à bord du navire humanitaire allemand Alan Kurdi sont arrivés dimanche 4 août à Malte à la suite d'un accord de répartition entre plusieurs pays de l'Union européenne (UE), a annoncé le gouvernement maltais. Les discussions étaient menées entre La Valette, Berlin et la Commission européenne.

Aucun des 40 migrants ne restera à Malte et, comme dans les cas précédents, le navire Alan Kurdi n'a pas été autorisé à entrer dans les eaux territoriales maltaises. Ce sont les garde-côtes maltais qui ont pris en charge les migrants dans les eaux internationales avant de les amener à La Valette.

Le gouvernement maltais n'a pas spécifié quels étaient les pays européens qui s'étaient engagés à prendre en charge les migrants.

Samedi, le Portugal avait fait état de sa disponibilité à prendre en charge cinq migrants. Selon Lisbonne, la France, l'Allemagne et le Luxembourg avaient également offert d'accueillir une partie des migrants de l'Alan Kurdi.

Un autre navire humanitaire espagnol, l’Open Arms, est lui encore au large de l'île de Lampedusa, à la recherche d'un port pour débarquer 121 migrants secourus lors de deux opérations en mer. L'ONG espagnole avait secouru jeudi au large de la Libye un premier groupe de 55 personnes puis vendredi un second groupe de 69 autres personnes.

Sur ces 124 migrants, deux femmes enceintes et la sœur d'une d'entre elles ont été autorisées à débarquer en Italie pour des raisons médicales, tandis que les autres se trouvent toujours à bord du navire interdit d'entrée dans les eaux territoriales italiennes.

Le gouvernement populiste italien a décidé de fermer ses ports aux ONG secourant les migrants, estimant que l'UE n'a jusqu'à présent pas fait preuve de solidarité dans ce domaine.


 

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