Une trentaine de migrants est bloquée à la frontière entre la Libye et la Tunisie. Crédit : FTDES
Une trentaine de migrants est bloquée à la frontière entre la Libye et la Tunisie. Crédit : FTDES

Un groupe de 36 migrants ivoiriens, dont quatre enfants et une femme enceinte, ont été arrêtés à Sfax samedi par les autorités tunisiennes, puis conduits en bus à la frontière libyenne. Les migrants se plaignent d’avoir été abandonnés là, sans eau, ni nourriture. L’OIM demande aux autorités de "faire quelque chose rapidement".

Trente-six migrants, d’origine ivoirienne, dont quatre enfants et une femme enceinte, auraient été abandonnés par les autorités tunisiennes dans le désert, samedi 3 août, non loin de la frontière libyenne. Dans une vidéo mise en ligne dimanche 4 août par le Forum Tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), une ONG qui informe les migrants sur leurs droits, on peut voir des personnes livrées à elles-mêmes dans le désert. 

"Par pitié, on a besoin de vous", lance l’homme qui tient le téléphone portable et qui filme des personnes allongées, probablement épuisées par la chaleur. Selon l’auteur de la vidéo, les migrants ont tous été "abandonnés" là, sans eau, ni nourriture. Selon FTDES, les autorités tunisiennes ont voulu refouler ces personnes en situation irrégulière vers la Libye voisine. "Comment ce genre de pratiques peuvent-elles encore exister ?", s'insurge Romdhane Ben Amor, membre de FTDES, joint par InfoMigrants.

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Pour l’heure, les explications sur leur présence dans le désert restent confuses. Selon les migrants, les autorités sont venues les déloger de leur habitation à Sfax, dans le centre-est du pays, samedi 3 août, alors qu’ils préparaient la fête nationale ivoirienne.

Le ministère de la Défense tunisienne a démenti cette version des faits, affirmant que les migrants, au nombre de 53 – 33 Ivoiriens et 20 Soudanais – tentaient d’entrer illégalement en Tunisie depuis la Libye. "Même s’ils venaient de Libye, il serait inacceptable de laisser des personnes au milieu du désert, surtout des femmes et des bébés. C’est honteux !", conclut Romdhane Ben Amor, de FTDES.

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