Des migrants se reposent après le naufrage de leur embarcation au large de la Libye, mardi 27 août. Crédit : Reuters
Des migrants se reposent après le naufrage de leur embarcation au large de la Libye, mardi 27 août. Crédit : Reuters

Une quarantaine de personnes sont portées disparues et cinq autres ont été retrouvées mortes après le naufrage de leur embarcation au large de la Libye, mardi 27 août. Une soixantaine de migrants ont pu être secourus et déposés au port de Khoms, à l'est de Tripoli.

Nouveau drame en mer Méditerranée. Mardi 27 août, un naufrage au large des côtes libyennes a causé la mort de cinq personnes et la disparition d’une quarantaine d’autres migrants.

Selon le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), une soixantaine de personnes présentes dans la même embarcation ont pu être secourues par des pêcheurs et la marine libyenne, au large de la ville de Khoms, à 120km à l‘est de la capitale libyenne Tripoli.

"La majorité des survivants viennent du Soudan, tandis que d’autres sont des ressortissants égyptiens, marocains et tunisiens", précise sur son compte Twitter l’agence onusienne.

Les rescapés ont été pris en charge au port de Khoms et laissés en liberté. "Aucun n’a été placé en centre de détention", signale à InfoMigrants le HCR.

Les corps des cinq migrants décédés, ceux d’une femme et d’un enfant marocains ainsi que ceux de trois hommes, ont été repêchés par les autorités libyennes, a affirmé le porte-parole de la marine, Ayoub Kacem.

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Depuis le début de l’année, près de 900 migrants ont péri en Méditerranée en tentant de rejoindre les côtes européennes, selon les chiffres de l’Organisation internationale des migrations (OIM).  

Fin juillet, plus de 100 personnes ont trouvé la mort dans un naufrage au large de la ville de Khoms, dans la "pire tragédie" en mer Méditerranée cette année selon l’ONU.

"Si nous n’intervenons pas, la Méditerranée va devenir une mer de sang", avait prévenu début juin Carlotta Sami, porte-parole du HCR.

 

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