Les migrants à bord du Alan Kurdi sont arrivés à Malte, le 10 septembre 2019. Crédit : Reuters
Les migrants à bord du Alan Kurdi sont arrivés à Malte, le 10 septembre 2019. Crédit : Reuters

Après une dizaine de jours d'errance au large de Malte, les cinq migrants restants secourus par le Alan Kurdi fin août ont pu débarquer sur l'île, mardi soir. Ils vont être répartis dans deux États membres de l'Union européenne.

"Nous sommes incroyablement soulagés de voir les cinq migrants restants débarquer dans un port sûr". L’ONG allemande Sea-Eye, qui affrète le navire Alan Kurdi, a annoncé mardi 10 septembre sur Twitter que les rescapés ont pu débarquer à Malte dans la soirée.

Le navire humanitaire avait secouru samedi 31 août 13 personnes, originaires de Tunisie, alors qu’elles se trouvaient à 34 miles nautiques de l’île italienne de Lampedusa, dans les eaux maltaises, dans un petit canot en bois.

Après s’être vu notifier l’interdiction d’accoster en Italie par Rome, le Alan Kurdi avait pris la direction de Malte, où les autorités avaient accepté de les prendre en charge, avant de se rétracter quelques heures plus tard - et demandé la nationalité des passagers à bord.

Accord de répartition

Les autorités maltaises avaient accepté au compte-goutte l’évacuation de sept mineurs et d’un adulte, considérés comme instables psychologiquement. “Nous sommes heureux de voir que tous les rescapés qui ont des idées suicidaires ou des comportements violents ont enfin pu être débarqués à Malte”, avait alors déclaré le porte-parole de Sea-Eye, joint par InfoMigrants.

Après une dizaine de jours de négociations, La Valette a finalement autorisé le débarquement des cinq personnes restantes après un accord conclu avec deux pays européens.

L’accord de relocalisation a été signé à la suite de discussions avec la Commission européenne. Le Sea-Eye avait lancé une action en justice vendredi 6 août face au refus du Premier ministre maltais d'accueillir les migrants.

L’ONG accusait La Valette d’avoir failli à ses responsabilités. Malte a finalement accepté de récupérer les migrants après que le Sea-Eye a retiré sa plainte.

"Nous sommes extrêmement heureux que Malte ait finalement assumé ses responsabilités, ce que la Valette a nié pendant 11 jours", a déclaré un porte-parole de Sea-Eye au quotidien Times of Malta.

 

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