Des rescapés patientent sur l'Ocean Viking, le 12 septembre 2019. Crédit : Twitter / @SOSMedFrance
Des rescapés patientent sur l'Ocean Viking, le 12 septembre 2019. Crédit : Twitter / @SOSMedFrance

Le nouveau gouvernement italien a annoncé jeudi avoir conclu un accord avec d'autres pays de l'Union européenne pour accueillir 82 migrants actuellement à bord du navire humanitaire Ocean Viking en Méditerranée.

Il n’aura fallu que quelques jours pour conclure un accord : le nouveau gouvernement italien a annoncé jeudi 12 septembre que les 82 migrants, dont 17 mineurs non accompagnés, se trouvant actuellement à bord du Ocean Viking pourront être débarqués, conformément à un accord trouvé avec plusieurs pays européens.

Lors d’une première opération de sauvetage le 8 septembre au large des côtes libyennes, le navire des ONG françaises SOS Méditerranée et Médecins sans Frontières avait secouru 50 migrants en détresse. Le lendemain, dans la nuit du 9 au septembre, ce sont 34 personnes en plus qui avait été accueillies à bord.

Depuis, l’équipage du navire, qui se trouve à mi-chemin entre Malte et l’île italienne de Lampedusa, n’a eu de cesse de demander un port sûr pour accoster, en vain. Seule la Libye a proposé de ramener les migrants sur son sol. Une offre immédiatement déclinée, les ONG de sauvetage des migrants martelant depuis des mois que la Libye ne constituait pas une option sécurisée pour les rescapés.

Une Nigériane enceinte de neuf mois et son époux ont ensuite été évacués, mercredi soir, pour des raisons de santé.

>> À (re)lire : Une femme enceinte évacuée de l'Ocean Viking par hélicoptère

Le président du Conseil italien Giuseppe Conte, désormais à la tête d'un gouvernement formé du Mouvement 5 Étoiles (M5S) et du Parti démocrate (centre gauche), a laissé entendre ces derniers jours qu’il ne comptait pas appliquer la politique de fermeture des ports italiens aux navires humanitaires, symbole de l’ère Matteo Salvini, l'ancien ministre de l'Intérieur et chef de la Ligue d'extrême droite.

Giuseppe Conte, qui plaide pour une répartition automatique des migrants secourus en mer, peut d’ores et déjà compter sur le soutien d’Ursula von der Leyen, la nouvelle présidente de la Commission européenne, décrite par le dirigeant italien comme ayant "une grande disponibilité pour trouver tout de suite un accord sur la redistribution des migrants sauvés en mer, même s’il n’est que provisoire".

Ainsi, à l'issue d'une rencontre avec plusieurs ministres de son cabinet jeudi, Giuseppe Conte a déclaré dans un communiqué que "plusieurs pays européens" avaient accepté d'accueillir les migrants de l'Ocean Viking, "ce qui leur garantira une solution rapide et convenable".

Nicola Zingaretti, le chef de file du Parti démocrate, s’est réjoui qu’une "solution positive" ait été trouvée grâce à l'engagement d'autres pays de l'UE. Toutefois, aucun détail sur les pays participant à cet accord n’a été révélé pour l’heure.

SOS Méditerranée, de son côté, a indiqué à l’agence Reuters n’avoir reçu aucun feu vert permettant à l'Ocean Viking d'accoster dans un port de la Péninsule.

 

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